Cyclisme

Grands Prix cyclistes: derniers préparatifs à Montréal

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180 kilos de riz, 226 kilos de pâtes, 120 kilos de poisson et 810 kilos de viande. Pas de doute, c'est une tâche colossale qui attend l’équipe de l’hôtel Delta de Montréal ce week-end à l’occasion de la tenue de la deuxième épreuve des Grands Prix cyclistes au Québec.

«C'est très colossal, mais c'est surtout que nous, on se prépare déjà depuis plusieurs mois pour cet événement-là. C'est notre rentrée. Tout le monde travaille dans les cuisines. On a fait venir des gens en supplémentaire pour venir nous aider aussi. Mais c'est un beau climat. C'est agréable», décrit le directeur des opérations Maxime Lamoureux.

Outre les quantités importantes de nourriture préparées ce week-end, c’est tout un défi logistique qu’accueillir une épreuve des Grands Prix cyclistes.

«On a monopolisé notre stationnement au complet. On a les équipes techniques, tous les vélos qui arrivent en ce moment, mais bien entendu tout ce fait dans le plaisir!»

Le monstre Camilien-Houde

Les coureurs ont intérêt à être en forme, puisqu'ils devront se mesurer dimanche à un monstre d'inclinaison du nom de Camilien-Houde.

«Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'à Montréal, demain, 17 fois l'ascension de Camilien-Houde et de la côte de la Polytechnique, à la fin de la journée, c'est 3 800 mètres de dénivelé. C'est quand même l'équivalent d'une étape dans les Alpes sur le Tour de France. Et la difficulté de nos courses en circuit comme ça, c'est la répétition», explique Marcel Leblanc, vice-président exécutif des Grands Prix cyclistes.

«Au Tour de France, il va y avoir des côtes beaucoup plus longues et beaucoup plus difficiles. Vous avez des ascensions qui peuvent faire 30 kilomètres à 10 % ou 15 %, ce que vous n'avez pas à Montréal. Mais la répétition de cet effort, c'est ça qui fait toute la difficulté du Grand Prix, ici à Montréal», ajoute le journaliste sportif français François Thomazeau.

Heureusement, les athlètes québécois auront l'avantage d'être propulsés, lors des montées les plus difficiles, par la foule montréalaise, comme l’explique le cycliste Guillaume Boivin.

«C'est la seule place dans le monde qu'on entend plus des “Go, Guillaume!”, “Go, Bruno!”, “Go, Antoine!” que “Go, Peter!”. Ça nous rend vraiment fiers et ça nous motive vraiment beaucoup, et c'est pour ça que chaque fois, on essaie de donner un bon spectacle et on va vraiment au-delà de nos limites dans les courses ici, grâce au support de la foule.»

TVA Sports vous présente l'épreuve de Montréal en direct dès 10 h 30, dimanche matin.