Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Rouge et Or: moins de pression pour Richard

Publié | Mis à jour

Le quart-arrière Hugo Richard estime que le Rouge et Or de l’Université Laval est rendu ailleurs depuis ses deux victoires au CEPSUM, la saison dernière, lui qui n’avait pas connu les joies de la victoire dans l’antre des Carabins à ses deux premières campagnes universitaires.

«En gagnant deux parties à Montréal l’an dernier, nous sommes passés à une autre étape, a assuré le joueur par excellence de la dernière Coupe Vanier, vendredi, peu de temps avant de sauter dans l’autocar vers la métropole en prévision du duel tant attendu de cet après-midi entre les deux puissances canadiennes. On accorde moins d’importance au fait d’aller jouer au domicile des Carabins et on se concentre davantage sur notre préparation.»

Glen Constantin abonde dans le même sens. «Les deux victoires de l’an dernier étaient importantes et sont venues à point parce qu’on aurait pu développer un complexe, a souligné l’entraîneur-chef du Rouge et Or, dont la troupe s’était inclinée quatre fois à ses cinq dernières sorties au CEPSUM avant 2016. Ça devient psychologique, comme c’était le cas pour les équipes visiteuses au PEPS quand on a connu notre séquence de victoires. On a vécu de l’adversité et on a été capable de la surmonter.»

Peu de mauvaises décisions

Après avoir disputé d’excellentes séries éliminatoires, Richard connaît un bon début de saison, ce qui a fait dire à l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, que le pivot du Rouge et Or disputait le meilleur football de sa carrière. Le principal intéressé est d’accord avec cette affirmation.

«Je suis plus constant dans mes décisions et je prends moins de risques, a-t-il expliqué. Je me rends à ma 4e ou 5e lecture, ce que je ne faisais pas dans le passé. Et je gère mieux les moments quand ça va mal en me débarrassant du ballon.»

Justin Éthier corrobore les propos de son pivot. «Il n’a pris qu’une mauvaise décision et c’est sur son dernier jeu à McGill, a indiqué le coordonnateur offensif du Rouge et Or. Il prend aussi moins de risques et il est plus décisif dans ses décisions.»

L’urgence de Samuel Caron

Du côté des Bleus, Samuel Caron est aussi un joueur différent. À sa première saison comme partant l’an dernier, le quart-arrière de Lévis a remporté le trophée Jeff Russell décerné au joueur par excellence dans la Conférence Québec. «Samuel est beaucoup plus confiant qu’en 2016 et il réalise qu’il mérite d’être sur le terrain, a souligné Maciocia. Il y avait beaucoup de questions à son sujet l’an dernier et pas grand monde le connaissait. Cette année, les gens le connaissent.»

Caron voit lui aussi des différences. «La chimie avec mes receveurs est meilleure, ainsi que ma compréhension du jeu, a souligné le produit des Faucons de Lévis-Lauzon. Je pense que je peux amener mon jeu à un autre niveau. À ma dernière saison, je veux profiter de chaque moment et m’amuser. Je suis habité par un sentiment d’urgence.»

Le plus gros défi de la saison pour la ligne offensive

Hésitante à certaines occasions depuis le début de la saison, la ligne offensive du Rouge et Or devra relever un gros défi cet après-midi en se mesurant au front défensif des Carabins.

«La ligne offensive vivra son plus gros test à jour en se mesurant à la meilleure défensive au pays avec la nôtre, et nous aurons un bon indicateur où l’on se situe, a mentionné le coordonnateur offensif Justin Éthier. Certaines choses ne sont pas à point en début de saison, mais nous sommes en mode progression.»

Partant, comme bloqueur à droite l’an dernier, Francis Chabot a déménagé à gauche avec la promotion dans la LCF de Jean-Simon Roy. Peu utilisé à sa première saison, Kétel Assé a été promu partant comme bloqueur à droite.

«Francis reprend confiance après avoir subi une grosse blessure, a souligné Éthier au sujet de son bloqueur à gauche, qui s’est fracturé une cheville à la Coupe Dunsmore l’an dernier. À quelques semaines du début du camp d’entraînement, j’étais inquiet qu’il ne puisse pas jouer, mais il a été partant à nos deux premières parties.»

«Quant à Kétel, c’est le métier qui rentre, d’ajouter Éthier. Il était vert en 2016 et il a peu joué. À chaque minute qu’il joue, il prend de l’expérience.»

Lanctôt s’entraîne

Absent pendant tout le camp en raison d’une blessure à un pectoral, Pierre-Karl Lanctôt s’entraîne comme bloqueur depuis son retour. C’est lui qui avait pris la relève de Chabot à la Coupe Uteck et à la Coupe Vanier.

«Son retour est une bonne nouvelle, a précisé Éthier. Ça se corse en ce moment sur la ligne offensive. Il n’y a rien d’acquis, comme on a pu le voir l’an dernier, quand deux receveurs recrues (Jonathan Breton-Robert et Marc-Antoine Pivin) ont mérité des postes de partant en fin de saison.»