Boxe

Stevenson-Alvarez: l'attente a assez duré!

Stevenson-Alvarez: l'attente a assez duré!

Bernard Barré

Publié 06 septembre
Mis à jour 06 septembre

«Je veux Adonis Stevenson!»

Cette déclaration de Badou Jack (22-1-2,13 K.-O.), sur le ring, le soir de sa superbe victoire contre Nathan Cleverly (30-4,16 K.-O.), à qui il a arraché la ceinture de champion WBA des mi-lourds a fait boule de neige au Québec, en plein été.

Une unification des titres comme celle que Stevenson (29-1, 24 K.-O.) a toujours souhaitée. Mais une petite unification considérant que le véritable champion officiel est Andre Ward (32-0,16 K.-O.) et que ce dernier va fuir le dur cogneur comme la peste.

Eleider Alvarez (23-0,11 K.-O.), aspirant obligatoire, et toute son équipe ont perdu toute forme de patience. Tous les compromis ont été faits jusqu’à maintenant (quatre victoires en combats réguliers, dont celles contre Lucian Bute et Jean Pascal) et ils sont convaincus de pouvoir lui arracher la ceinture.

Stevenson, quant à lui, avait tout à fait raison de démontrer son intérêt face au défi lancé par Jack, à la télévision américaine.

«Show me the money», pour le champion, qui vient d’atteindre le cap de la quarantaine et qui a tout intérêt à engraisser son compte en banque avant que les lumières médiatiques ne se mettent à faiblir.

Stevenson, contrairement à ce que certains ont déjà avancé, n’a peur de personne. Quand un boxeur possède un marteau dans un gant, il ne s’inquiète pas de l’issue d’un combat et Stevenson en a tout un, en acier.

Les amateurs de boxe entendent depuis deux semaines cette joute verbale en se disant que ce serait injuste pour Alvarez de se faire tasser dans le coin encore une fois.

Eh bien, ça n’arrivera pas puisque que ce dernier a tout en main pour faire respecter ses droits et il a d'ailleurs annoncé ses couleurs. Il veut Adonis, personne d’autre.

Stevenson-Alvarez. Peut-être que Marc Ramsay a trouvé la recette pour permettre à son boxeur d’éviter le coup de canon. Intrigant.

On veut vous voir sur le ring messieurs. Ça presse. Nous aussi, on a beaucoup attendu.