Cyclisme

Les deux champions évitent de se provoquer

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Les deux plus sérieux aspirants à la victoire à Québec et Montréal ont évité de mettre le feu aux poudres mercredi, mais ce n’est que partie remise puisque Peter Sagan et Greg Van Avermaet ont l’habitude d’être plus explosifs sur un vélo qu’avec un micro.

Le double champion du monde slovaque a fait la moue en jouant une nouvelle fois la carte de l’incertitude comme l’an dernier, alors que le champion olympique belge a affiché une attitude aussi sérieuse que sévère.

Les deux meilleurs cyclistes au monde sur ce type d’épreuve ont toutefois reconnu qu’ils aimeraient répéter leurs exploits de 2016 alors qu’ils avaient quitté le pays avec chacun une victoire et une seconde place. Sur papier, un face-à-face épique se dessine à l’horizon, mais ils seront 160 coureurs à prendre le départ.

Un autre duel à prévoir

«Nous ne courrons pas seulement l’un contre l’autre ! Je suis ici pour courir et tout le monde veut gagner. On verra», a répété plusieurs fois un Sagan moins flamboyant qu’à l’habitude.

«Je suis d’accord avec Peter, mais je signe pour le même résultat cette année. Je vais essayer de faire de mon mieux pour réussir. Le plus important est de gagner», a résumé son adversaire Van Avermaet, actuel numéro un mondial.

Après des batailles sur Grande Allée demain et au mont Royal dimanche, les deux vedettes croiseront le fer au championnat du monde en Norvège. Vainqueur en 2015 et 2016, Sagan tentera de remporter un troisième titre consécutif, une performance inédite à ce jour.

«Les grands noms sont ici et on se sent privilégiés de les accueillir», a ajouté Marcel Leblanc, vice-président exécutif.

Labeaume satisfait

Un peu plus tôt mercredi, le maire Régis Labeaume s’est dit persuadé de voir une très grosse foule assister à l’épreuve qui est une vitrine pour Québec.

«Je pense qu’il y aura encore plus de monde. C’est la seule fois dans l’année où l’on ferme le centre-ville sans avoir de plainte. Normalement, ça râle ! Plus de 100 pays pourront découvrir en direct ce qu’on peut offrir.»

À la veille de renouveler l’entente pour la présentation du Grand Prix, M. Labeaume a affiché le même optimisme que le promoteur Serge Arsenault.

«Pour vendre les atouts de Québec, je pense qu’il n’y a pas meilleure entente. Lorsqu’on a décidé d’investir là-dedans, on s’est assuré de montrer les plus beaux endroits de Québec au monde entier.»

Régis Labeaume aimerait signer un nouvel accord de longue durée. «Normalement, tout est au beau fixe. On devrait signer pour quatre ou cinq ans.»

Seule ombre au tableau, la pluie pourrait s’inviter à la fête pour la première fois en huit ans. Les probabilités oscillent autour de 80 % pendant les heures de course, avec une possible accalmie pour l’arrivée.