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Impact

«L’équipe nationale, c’est une récompense» - Samuel Piette

Publié | Mis à jour

L’Impact de Montréal était privé de six joueurs contre le Fire de Chicago, samedi, en raison de matchs internationaux.

Du nombre, Anthony Jackson-Hamel, Samuel Piette et David Choinière ont joué un match amical contre la Jamaïque dans le maillot du Canada.

Mais même s’il s’agissait d’un match sans importance sur l’échiquier mondial, Piette n’a aucun regret malgré la tournure des événements pour le Bleu-Blanc-Noir.

«Ç’a toujours été un rêve quand j’étais jeune de jouer pour l’équipe nationale et maintenant, j’en fais partie. Jamais je ne vais tourner le dos à mon équipe nationale.»

«Sur le plan personnel, c’est sûr que je veux jouer avec mon club. Mais le fait d’être appelé en équipe nationale, c’est comme une récompense, ça veut dire que tu joues bien avec ton club.»

Pas entre ses mains

Piette, tout comme Jackson-Hamel, ne dira jamais non quand Octavio Zambrano va lui faire signe.

«Si je ne suis pas blessé, je dis que je suis disponible, a expliqué le joueur de Repentigny. Après, c’est entre le club et l’Association canadienne, ce n’est pas mon problème.

«Si les deux parties décident que c’est plus avantageux pour moi de rester ici ou d’aller avec l’équipe nationale, ce n’est pas entre mes mains.»

Piette avoue quand même que le fait qu’il ait joué 90 minutes fait pencher la balance.

«Si j’avais été là-bas et que j’avais été cloué sur le banc, je me serais dit que ça aurait été plus avantageux de rester ici.»

«Je savais que j’avais des chances de jouer, ce que j’ai fait, et pour moi ç’a été positif et il faut que je pense à moi aussi.»

Honneur

Mauro Biello se trouve un peu coincé entre l’arbre et l’écorce dans une telle situation.

«J’aurais eu besoin d’eux samedi, mais c’est un grand honneur de représenter l’équipe nationale», a admis l’entraîneur-chef.

Il a bien tenté d’intercéder auprès du sélectionneur canadien, mais la situation est complexe.

«On a discuté, mais à la fin, c’est lui qui prend la décision et s’il veut prendre ces joueurs-là, c’est la FIFA qui contrôle et on ne peut rien faire.»

Dur à comprendre

Les partisans ont été nombreux à s’offusquer des nombreuses absences le week-end, surtout celles des Canadiens qui ne jouaient pas un match de qualification de la Coupe du monde, au contraire de Laurent Ciman (Belgique) et de Blerim Dzemaili (Suisse).

«Les gens ne peuvent peut-être pas comprendre parce qu’ils ne voient pas l’équipe nationale assez souvent ou qu’il n’y a pas d’attachement, a résumé Piette. Elle n’a pas très bien fait dans les dernières années, c’est peut-être pour ça.»

Rêve

Par ailleurs, Montréal a officiellement confirmé sa candidature pour présenter des matchs de la Coupe du monde de 2026 si la candidature conjointe du Canada, des États-Unis et du Mexique est retenue par la FIFA.

Voilà une perspective qui fait saliver Piette et Jackson-Hamel.

«Juste jouer un Mondial, ça doit être le rêve de chaque joueur de foot, a noté Piette les yeux brillants. Si c’est possible d’en jouer un à Montréal, ça va être le summum de ma carrière, il ne peut pas y avoir plus gros que ça.»

«Ça serait quelque chose que je n’aurais peut-être jamais imaginé, mais ça serait incroyable et je serais plus que prêt», a ajouté Jackson.