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Cyclisme

Alberto Contador envisage toujours un podium pour ses adieux au Tour d'Espagne

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L'Espagnol Alberto Contador (Trek-Segafredo) a estimé lundi que terminer sur le podium de la Vuelta «sera difficile mais pas impossible» pour la dernière course de sa carrière.

«Évidemment, ce sera compliqué et difficile de terminer sur le podium, mais il reste encore quelques étapes importantes et on verra ce que je peux faire», a souligné Contador lors d'une conférence de presse lors de la deuxième journée de repos.

Le «Pistolero» occupe actuellement la neuvième place du classement général, à 3 min 59 s du leader, le Britannique Christopher Froome (Sky) mais à un peu moins de deux minutes du Russe Ilnur Zakarin (KAT), troisième.

Mardi, l'épreuve chronométrée à Logroño (nord de l'Espagne) s'annonce comme l'un des tournants de cette Vuelta: l'unique contre-la-montre individuel de l'épreuve (40,2 km).

Couru sur un terrain quasiment plat dans les vignobles de la Rioja, il peut permettre néanmoins à Froome de prendre le large au général. «Cette étape lui va parfaitement», a reconnu Contador.

«Mardi soir, en fonction du résultat, je me déciderais à aller chercher le podium ou à conserver pour seul objectif une victoire d'étape», a-t-il expliqué.

Dimanche, lors de la courte 15e étape (129 km), qui s'achevait à plus de 2500 mètres d'altitude Contador a figuré un temps sur le podium virtuel de la Vuelta.

Parti de loin, l'Espagnol a finalement perdu 40 secondes sur le leader de cette édition 2017. «J'ai voulu être vaillant mais Sky dispose d'une équipe très forte», a déploré Contador.

«Il ne faut rien regretter, c'est ma manière de courir», a philosophé l'Espagnol, grand battu du jour avec son compatriote David de la Cruz, qui abandonne le top 10.

«Quel que soit le résultat, ce qui me plait dans cette Vuelta est d'en profiter comme j'en profite! C'est un honneur pour moi, a-t-il commenté. Je ne pouvais pas choisir une meilleure occasion pour faire mes adieux. Cette Vuelta est un cadeau pour moi», a-t-il conclu.

Par ailleurs, le cycliste espagnol s'est prononcé en faveur d'un plafond salarial par équipe de 15 millions d'euros.

«Si nous consacrons tout notre budget (aux salaires), cela deviendra un problème pour trouver des commanditaires.»