F1

Honorable septième place pour Lance Stroll

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Lance Stroll a rallié l’arrivée au septième rang d’un Grand Prix d’Italie marqué, dimanche, par une autre domination de Lewis Hamilton à bord de sa Mercedes.

Le Britannique fait coup double puisque cette victoire, la 59e de sa carrière, lui permet de prendre la tête du Championnat pour la première fois de la saison.

Hamilton a orchestré un troisième doublé en 2017 pour les Flèches d’Argent après que son coéquipier Valtteri Bottas eut terminé deuxième.

L’Allemand Sebastian Vettel, qui tentait de procurer à Ferrari un premier succès à Monza depuis 2010, les a accompagnés sur le podium. Sans toutefois avoir eu la moindre chance de malmener son grand rival dans la course au titre.

«Un beau départ»

Parti sur la première ligne, Stroll a été brillant lorsque les feux rouges se sont éteints, si ce n’est qu’il a perdu le second rang avant même de négocier le virage initial du mythique tracé de Monza.

«Oui, j’ai connu un bon départ, un très bon départ même, a-t-il souligné en entrevue au "Journal de Montréal". Hamilton [qui s’était élancé de la position de tête] a légèrement hésité quand la course a commencé et il s’est rabattu devant moi pour protéger sa place avant le virage.»

«J’ai dû ralentir et c’est à ce moment qu’Esteban [Ocon] m’a doublé.»

Par la suite, Stroll a bien constaté que sa Williams n’était pas suffisamment compétitive pour suivre le rythme soutenu des trois écuries de pointe du plateau.

Il a notamment dû céder aux pressions de Bottas dès le troisième tour, puis de Vettel au cinquième.

«Nous savions avant la course, a-t-il poursuivi, qu’à Monza notre cible principale était l’écurie Force India et c’est exactement ce qui s’est produit. Les Mercedes, les Ferrari et les Red Bull étaient beaucoup trop fortes.»

Un arrêt brouillon

Stroll s’est maintenu dans le sillon d’Ocon pendant pratiquement toute cette course disputée sous un ciel radieux sans être toutefois capable de lui soutirer cette sixième position qui, dit-il, était à sa portée.

«J’ai eu sa Force India beaucoup trop longtemps devant moi sans parvenir à la dépasser», a-t-il insinué.

Le pilote québécois prétend que son arrêt au 17e tour, le seul de sa course, lui a probablement coûté une place au tableau final.

«On a perdu du temps aux puits de ravitaillement, a-t-il prétendu, ce qui a permis à Ocon de respirer un peu mieux. C’est dommage.»

À 10 tours de la fin, Stroll a bloqué l’une de ses roues dans un freinage tardif en doublant un retardataire. Sa voiture ne sera plus la même par la suite.

«Dès lors, un de mes pneus s’est dégradé, a fait savoir Stroll, et Esteban s’est accordé un petit coussin qu’il a maintenu jusqu’à la fin.»

Le jeune pilote de 18 ans a finalement concédé 2,6 secondes à Ocon quand le drapeau à damier a été agité.

Duel musclé avec Massa

La Force India d’Ocon étant inaccessible, c’est plutôt derrière que la situation est venue l’inquiéter. Une voiture aux mêmes couleurs que la sienne se faisait de plus en plus présente dans ses rétroviseurs.

Revenu très fort sur son coéquipier, Felipe Massa s’est fait particulièrement menaçant au dernier tour.

«Nos voitures, a dit le Brésilien, se sont légèrement touchées, mais, fort heureusement, sans conséquence pour nos deux.»

Stroll a réussi à lui tenir tête pour assurer sa septième place et les six points qui l’accompagnent. Le Québécois en totalise maintenant 24 pour occuper le 12e rang au classement cumulatif.

«C’est une belle satisfaction de lui avoir résisté», a conclu Stroll.

Le trouble-fête

Sur le podium, Hamilton a dû essuyer les huées nourries des tifosi venus en très grand nombre soutenir les deux porte-couleurs de l’écurie Ferrari, Vettel et Kimi Raikkonen.

«Je tiens à vous dire que j’adore l’Italie et la passion des partisans de Ferrari, a déclaré le vainqueur au micro. Nous avons connu un week-end fabuleux et la performance de notre moteur Mercedes a assurément fait la différence.»

Hamilton, qui remporte sa deuxième victoire en deux semaines (après son succès obtenu en Belgique le dimanche précédent), se hisse au premier rang du classement des pilotes avec une récolte de 238 points, soit trois de plus que Vettel.

Bottas (197), Daniel Ricciardo (144), auteur d’une brillante remontée qui l’a mené du 16e au quatrième rang dimanche, et Raikkonen (138), cinquième au fil d'arrivée, les suivent au Championnat.

Du reste, rien de nouveau sous le soleil pour l’écurie McLaren, dont les deux pilotes, Stoffel Vandoorne et Fernando Alonso, ont été contraints à l’abandon, victimes, encore une fois, des ratés du moteur Honda.

Ce Grand Prix d’Italie met fin à la tournée européenne de la Formule 1 qui entreprend maintenant son deuxième séjour de la saison en Asie avec des escales à Singapour (17 septembre), en Malaisie (1er octobre) et au Japon (8 octobre).