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Les recrues des Remparts prêtes à tout donner

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Au lendemain de sa confirmation au sein de la formation des Remparts de Québec, le défenseur Gabriel Villeneuve était déjà redescendu de son nuage, mardi.

«Aujourd’hui [mardi], le vrai travail commence et mon objectif sera d’avoir un impact à long terme au sein de l’équipe», a mentionné le Trifluvien de 17 ans qui fut actif chez les Élites de Jonquière (dans la Ligue midget AAA) au cours des deux dernières saisons.

«Lundi, après avoir reçu le coup de fil de Philippe Boucher qui me félicitait d’avoir mérité un poste au sein de l’équipe, j’ai appelé mes anciens entraineurs pour leur annoncer la nouvelle et les remercier. Joindre les rangs des Élites fut la meilleure décision de ma carrière car cette organisation m’a donné la chance d’évoluer dans le midget AAA», a rappelé ce gradué des Panthères de l’école Marie-de-l’Incarnation, un programme scolaire dirigé par Denis Francoeur.

Une vive concurrence

Choix de troisième tour à la séance de repêchage de juin 2016, Villeneuve n’a pas baissé les bras lorsque les Remparts ont ajouté le nom de plusieurs défenseurs à leur liste de protection durant l’entre-saison.

L’embauche du vétéran Sam Dunn et la sélection à l’encan européen de Tomas Dajcar ont réduit le nombre de postes disponibles aux recrues. Enfin, la semaine dernière, l’Américain Braeden Virtue a hérité d’un casier dans le vestiaire.

«Et les Remparts avaient réclamé beaucoup de défenseurs lors de la dernière séance de repêchage. Ce furent des sources de motivation», a plaidé Villeneuve.

Le Mauricien a capté l’attention de ses nouveaux patrons grâce à ses qualités offensives. «J’aime appuyer l’attaque, mais j’accepterai n’importe quel rôle qu’on me confiera.»

Un rôle qui reste à déterminer, puisque seulement six des huit défenseurs de l’équipe enfileront l’uniforme durant les matchs.

«Gabriel n’a pas baissé la tête quand nous avons repêché un Européen et signé un Ontarien et un Américain. La persévérance est une qualité. Il possède un coup de patin naturel au-dessus de la moyenne et il est habile avec la rondelle. Nous devrons être patients», a observé Boucher.

Prêt pour l'action

Pour la première fois depuis son arrivée à Québec il y a une quinzaine de jours, le défenseur Tomas Dajcar a pu s’entraîner sur glace sans problème, mardi, au Pavillon de la Jeunesse.

Rétabli d’une blessure au poignet reçue au premier match de la ronde préliminaire du tournoi commémoratif Ivan-Hlinka et armé d’un bâton en apparence télescopique, le géant de la République tchèque ne s’est pas gêné pour distribuer les double-échecs au dos et aux côtes de ses nouveaux coéquipiers devant le filet.

«Je me sens bien, mon poignet est guéri. Je suis très heureux d’être à Québec au sein d’une organisation extraordinaire. Puis, j’ai reçu un excellent accueil de mes coéquipiers», a mentionné cette jeunesse de 17 ans.

Dajcar a rapidement constaté que le jeu pratiqué sur les vastes patinoires du Vieux-Continent et le déploiement sur les petites surfaces de la LHJMQ ne se comparaient guère.

«J’affectionne le jeu physique et ce style n’est pas très populaire en République tchèque. Puis, sur une petite patinoire, je peux utiliser ma longue portée et mon bâton pour contrer l’adversaire», a estimé Dajcar.

Des prérequis pour tenter de freiner la nouvelle collection d’attaquants redoutables qui seront actifs lors des prochaines saisons.

Une horde menée par l’ailier Alexis Lafrenière, de l’Océanic de Rimouski. «Tomas aura Lafrenière dans sa face pendant trois ans. J’espère qu’il deviendra un gars capable de jouer de 25 à 30 minutes par match», a dit Boucher.