Lance Stroll et Felipe Massa

Photo : Lance Stroll et Felipe Massa Crédit : AFP

F1

L’expérience de Felipe Massa est essentielle à Lance Stroll

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Lance Stroll n’était pas satisfait de sa 11e place à l’arrivée du Grand Prix de Belgique, dimanche, mais il aurait pu faire encore pire si son coéquipier n’était pas parvenu à lui refiler certains réglages qui lui ont été bénéfiques. Explication.

Vendredi matin, Felipe Massa gaffe et heurte un mur de protection après seulement trois tours lors de la première séance d’essais libres au circuit de Spa-Francorchamps.

Sa Williams est sérieusement endommagée, tellement que le Brésilien devra se contenter d’un rôle de spectateur pour le reste de la journée.

Pendant ce temps, le jeune Montréalais se démène pour trouver une façon d’améliorer le comportement de sa monoplace, mais en vain. Sa Williams est en fond de grille.

Les ingénieurs font le bilan de cette journée catastrophique en ne se fiant qu’aux réactions de Stroll puisque le pauvre Massa n’a pratiquement pas tourné. Impossible, pour lui, de faire des recommandations.

Un résultat inespéré

Le lendemain, la contribution de Massa a fait le bonheur de son écurie. Il a su déceler quelques failles pour trouver des solutions qui lui serviront surtout pendant la course qu’il terminera à la huitième place. Un résultat inespéré.

À 18 ans, Stroll en a beaucoup à apprendre et il est le premier à le reconnaître. Le pilote québécois a démontré une nouvelle fois que son apprentissage en F1 était loin d’être terminé.

Il n’a pas encore compris la façon de faire évoluer sa voiture, de trouver ces astuces, si minimes soient-elles, pour améliorer le rendement de sa monture sur un circuit donné.

En Hongrie, avant la pause des vacances, Stroll a connu l’une de ses pires fins de semaine, après que Massa, malade, eut été forcé de renoncer à sa participation le samedi matin. Son remplaçant, Paul di Resta, n’a fait que de la figuration et n’a été d’aucune aide pour le Québécois.

Écart d’une seconde

La présence d’un pilote aussi expérimenté, qui compte près de 250 départs de plus que lui, est donc essentielle pour Stroll. Le constat est d’ailleurs frappant après les 12 premières courses de la saison : Massa fait encore très mal paraître son partenaire d’équipe.

Massa, même s’il a été limité à trois petits tours vendredi, a roulé une seconde plus vite que Stroll en qualifications à Spa-Francorchamps.

En course, même constat. Voici deux statistiques parmi tant d’autres pour le prouver : Massa a été crédité du 11e chrono en course, alors que Stroll, lui, n’a réalisé que le 16e, mais avec près d’une seconde de retard sur son coéquipier.

Le Brésilien a par ailleurs atteint une vitesse de pointe de 318 km/h dans la portion la plus rapide du tracé belge, 10 km/h de plus que Stroll.

«Comme une victoire»

C’est avec le sourire aux lèvres que Massa s’est adressé aux journalistes dimanche en baisser de rideau.

«J’ai remporté des Grands Prix pendant ma carrière, mais cette huitième place [et les quatre points qui l’accompagnent] a sincèrement l’apparence d’une victoire, a-t-il déclaré. Le week-end avait très mal commencé, mais il s’est très bien terminé.

«Je pense que nous ne pouvions faire mieux. La voiture n’est pas à un niveau satisfaisant, mais j’en ai soutiré le maximum après un bon départ, quelques dépassements et une bonne cadence en fin de course qui m’a permis de tenir tête à d’autres pilotes.»

Massa n’a pas caché que la Williams doit progresser davantage.

«On doit faire des nuances, a-t-il expliqué. Nous n’avons pas régressé depuis le début de la saison. Il faudrait plutôt dire que nous ne nous sommes pas améliorés au rythme des autres équipes qui représentent notre concurrence directe, dont Force India.»