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F1

Sebastian Vettel chez Ferrari pour y rester

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Son retour l’an prochain au sein de l’écurie Ferrari n’était qu’une formalité. La durée de la nouvelle entente l’était beaucoup moins.

Sebastian Vettel a prolongé son contrat, qui venait à échéance à la fin de la présente saison, pour les trois prochaines années avec la Scuderia.

Cette annonce met fin à des spéculations selon lesquelles il aurait souhaité se limiter à un nouvel accord d’un an dans l’espoir de rejoindre l’équipe Mercedes en 2019.

Or, le retour en force de Ferrari a certes pesé lourd dans sa décision de rester fidèle à l’écurie italienne jusqu’à la fin de 2020.

«J’adore cette équipe, qui a un cachet unique, a dit Vettel lors de la conférence de presse suivant la séance de qualifications. Je suis très honoré de poursuivre mon association.»

«Je fais partie d’une famille célèbre qui a marqué l’histoire de la course automobile. C’est une grande fierté d’y être associé. Pour moi, c’était une évidence de continuer avec cette organisation. Nous avons une mission à accomplir [remporter le titre] et je me sens de plus en plus près du but.»

Le partenaire idéal

Vettel a été recruté par Ferrari en 2015, après avoir passé six saisons fructueuses chez Red Bull, où il a été sacré champion du monde à quatre occasions, de 2010 à 2013.

Voilà donc un autre dossier de réglé pendant cette période de transferts en F1 qui connaît habituellement son dénouement avant la tenue du Grand Prix d’Italie (la semaine prochaine).

Quelques jours plus tôt, Ferrari avait également annoncé le renouvellement du contrat de Kimi Raïkkönen pour la saison 2018 uniquement. Une démarche logique, n’en déplaise à certains.

Le Finlandais a prouvé, malgré ses 37 ans (38 dans moins de deux mois), qu’il était encore très rapide bien qu’il concède 86 points à son coéquipier et actuel meneur au Championnat.

On dit de lui qu’il est le partenaire idéal pour Vettel...

Alonso courtisé par Williams ?

La rumeur a commencé à circuler depuis vendredi soir dans les paddocks du Circuit de Spa-Francorchamps et elle ne cesse de prendre de l’ampleur.

L’équipe Williams aurait dans sa mire Fernando Alonso, qui est en fin de contrat avec l’écurie McLaren.

Cette formation souhaiterait l’embaucher pour servir de mentor à Lance Stroll à la suggestion du père du jeune pilote québécois qui, de toute évidence, en mène large au sein de l’écurie.

Dans une entrevue accordée samedi à la télévision belge, Claire Williams, directrice et fille de Frank, le fondateur de l’équipe britannique, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour annoncer son duo de partenaires en 2018, quoiqu’elle serait «très flattée de compter sur les services d’un double champion du monde et de la présence d’un pilote aussi talentueux».

C’est une évidence : autant Williams qu’Alonso n’ont voulu taire cette rumeur. Il n’y a pas de fumée sans feu.

«J’ai reçu des offres depuis quelques mois et je vais les étudier, a indiqué l’Espagnol. J’en ai refusé certaines, d’autres sont à étudier. Ma décision, que je souhaite la meilleure pour la suite de ma carrière, sera rendue plus tard...»

Une voiture gagnante

La question est maintenant de savoir si Alonso, en mal de victoires, serait tenté par l’aventure chez Williams, une équipe qui, à l’image de McLaren, est loin de compter sur une voiture de premier plan.

L’Espagnol avait indiqué à Montréal en juin, au retour d’une participation emballante aux 500 Milles d’Indianapolis, qu’il prendrait une décision sur son avenir au mois de septembre, en fonction des progrès de sa McLaren, tout en n’excluant pas la possibilité de disputer une saison à temps plein en série IndyCar en 2018.

«Mon souhait est de rester en F1 et de gagner un autre titre, avait déclaré Alonso, mais il faudra m’en donner les moyens.»

L’association de McLaren avec son motoriste Honda n’a pas donné les succès escomptés et Alonso n’a pas caché son impatience ces derniers mois, bien qu’à son dernier départ, au Grand Prix de Hongrie à la fin de juillet, il a obtenu son meilleur résultat de la saison avec une sixième place.

Si Alonso cède à la tentation de Williams, ce sera une mauvaise nouvelle pour Felipe Massa, qui, cette fois, pourrait être forcé à prendre une deuxième (et probablement définitive) retraite en F1.