F1

Lewis Hamilton partira en tête, Lance Stroll 15e

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Ce n’était qu’une question de temps pour que Lewis Hamilton parvienne à égaler le record de 68 positions de tête en F1 détenu par Michael Schumacher depuis 1986.

C’est maintenant chose faite pour le pilote britannique qui a mené sa Mercedes au sommet du tableau des qualifications en obtenant samedi, sur le sinueux parcours belge de Spa-Francorchamps, un chrono époustouflant de 1 min 42,553 s.

Hamilton est venu confirmer son ambition de combler l’écart de 14 points le séparant du meneur au classement des pilotes, Sebastian Vettel (Ferrari), qui s’élancera à ses côtés, à l’extérieur de la première rangée, dimanche, au départ du Grand Prix de Belgique.

«Je prie pour que Michael retrouve la santé, a dit Hamilton, en conférence de presse. Il a été un exemple pour tous les pilotes de F1 et l’une des grandes légendes de notre sport. »

Schumacher a été victime, en décembre 2013, d’un bête accident de ski dont il ne s’est jamais remis.

Prêt pour la bataille

Hamilton a effectué un tour parfait pour réaliser cet autre exploit.

«C’est ce qu’il fallait pour devancer Sebastian, a-t-il dit. Ce sera une belle bataille d’ici la fin de la saison, mais je suis prêt.»

Le triple champion du monde a retranché [merci aux nouvelles monoplaces beaucoup plus performantes cette année] un peu plus de quatre secondes au chrono qui avait valu à son ex-coéquipier, Nico Rosberg, la première place sur la grille de départ à pareille date l’an dernier.

Derrière, la hiérarchie a été respectée puisque Valtteri Bottas (Mercedes), Kimi Räikkönen (Ferrari), Max Verstappen (Red Bull) et Daniel Ricciardo (Red Bull) ont suivi dans l’ordre.

Pauvre Stroll, pauvre Williams

La fin de semaine catastrophique s’est par ailleurs poursuivie pour l’écurie Williams et ses deux pilotes, Lance Stroll et Felipe Massa.

Le jeune Québécois n’a réalisé que le 18e chrono des qualifications, ne réussissant qu’à devancer les deux pilotes de l’équipe Sauber, habitués de rouler en queue de peloton.

Son coéquipier n’a guère fait meilleure figure, obtenant le 16e temps. Ni l’un ni l’autre n’a pu accéder à la deuxième étape des qualifications (Q2).

Stroll n’a bouclé qu’un seul tour lancé avant de rentrer pour de bon au puits de ravitaillement.

«Une plaque qui retient l’une des extrémités de l’aileron arrière a craqué, a-t-il expliqué. Dans ces conditions, on n’aurait jamais pu améliorer notre position.»

Mais peu importe ce bris, Stroll ne pouvait espérer en soutirer davantage.

«Sans ce problème, j’aurais peut-être gagné un ou deux rangs sur la grille de départ, mais sûrement pas plus», a-t-il prétendu.

Stroll s’est plaint du comportement de sa monoplace vendredi et la situation ne s’est guère améliorée le lendemain.

«La voiture se comporte mal dans les virages rapides», a-t-il répété.

Le fond bu baril ?

À sa défense, Massa, quoiqu’une seconde plus rapide que lui, a rapporté le même problème. L’écurie Williams, contrairement à la plupart de ses rivales, n’a pas su progresser à un rythme suffisant depuis les deux ou trois derniers Grands Prix.

Cette équipe qui s’est battue l’an dernier pour la quatrième place, qu’elle a finalement perdue aux mains de Force India, n’est plus l’ombre d’elle-même.

Si elle n’a pas encore atteint le fond du baril, cette organisation, qui a déjà gagné des championnats et qui, comble de malheur, célèbre ses 40 ans d’existence en 2017, doit refaire ses devoirs, et très rapidement.

Quatorzième sur la grille

Faible consolation pour Stroll, mais pas nécessairement une lueur d’espoir : les pénalités imposées à cinq pilotes, dont Massa (pour non-respect d’un drapeau jaune), lui permettront de s’élancer de la 14e position sur la grille de départ dimanche.

Reste à savoir s’il sera en mesure de contenir bien longtemps des pilotes plus rapides que lui qui, derrière, voudront certes rattraper le temps perdu lorsque les feux rouges s’éteindront à Spa-Francorchamps.