Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

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Anthony Wojcik, Québec comme Montréal et New York

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N’en déplaise à certains, Québec fait souvent l’envie des hockeyeurs d’âge junior. Le nouveau venu chez les Remparts, Anthony Wojcik, a prouvé cette théorie à sa première journée dans l’environnement de l’équipe, samedi.

Acquis des Wildcats de Moncton vendredi en retour d’un choix de neuvième ronde au repêchage de 2019, l’attaquant de 19 ans est débarqué dans la Vieille Capitale en soirée après une balade de quelque 800 km au volant de sa voiture.

Toujours incommodé par une légère blessure à la hanche, Wojcik a fait l’impasse sur l’entraînement au Pavillon de la Jeunesse, s’exerçant plutôt en gymnase. Mais quelques heures passées dans ses nouveaux quartiers ont vite confirmé ses impressions à l’égard de sa nouvelle formation.

«J’étais en train de me faire traiter quand on m’a avisé d’aller dans une salle. On m’a dit que j’étais échangé à Québec, j’ai pris mes affaires et je suis arrivé hier soir (vendredi). Je suis vraiment content d’être ici», a lancé le patineur bien baraqué de 6 pi et 218 lb entre deux séances de vélo stationnaire.

«Québec, c’est la grosse ville et il y a vraiment beaucoup de partisans. Je ne peux pas demander mieux. On m’a fait visiter les installations et c’est incroyable comment c’est bien fait. C’est comme si j’avais été échangé à Montréal ou à New York [dans la LNH].»

Joueur dérangeant

Si Wojcik n’est pas reconnu pour son flair offensif depuis ses débuts dans le circuit Courteau (26 points en 122 matchs et 160 minutes de pénalité), il possède tout de même des qualités qui ne nuiront certes pas aux avants pour la majorité axés sur la vitesse.

«Je suis un ''power forward'' qui travaille en bas de zone et devant le but [adverse], a-t-il expliqué. Je récupère des rondelles partout et je suis un travaillant. Je suis toujours dans le tapis, j’amène aussi une bonne passe. Mon jeu physique est aussi l’un de mes points forts.»

Avant de se joindre aux Wildcats la saison dernière, Wojcik avait gouté à l’ivresse de la victoire avec les Huskies de Rouyn-Noranda, qui ont soulevé la coupe du Président au printemps 2016. Ces souvenirs sont toujours frais dans sa mémoire et il entend se servir de cette épopée glorieuse dans le vestiaire québécois.

«Ç’a été une grosse expérience à Rouyn avec l’équipe qu’on avait, a-t-il soutenu. Je sais un peu ce qu’il faut pour se rendre là, l’esprit d’équipe que ça prend et le fait de travailler ensemble. C’est beaucoup de choses, mais il faut travailler fort à chaque match et jouer pour les joueurs à côté de toi. Ça m’a apporté beaucoup.»

Nom de sa mère

Natif de Saint-Hubert, ce dernier doit son nom de famille d’origine polonaise de sa mère alors que ses frères sont des Daigle. Il a déjà marché sur les traces de ses ancêtres en Pologne.

«Mais ça fait quelques années que je n’y suis pas allé à cause du hockey. Ça fait un bout que je ne suis pas allé en voyage tout court. Avec le hockey, on s’entraine toujours, même quand la saison est finie.»