Matt Martin

Photo : Matt Martin Crédit : AFP

LNH

Matt Martin est le bagarreur-modèle

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Même s’il sera impliqué cette saison dans la rivalité impliquant les deux équipes de l’Ontario, l’attaquant des Sénateurs d’Ottawa Nate Thompson a eu de bons mots pour le vétéran des Maple Leafs de Toronto Matt Martin, qui représente l’homme fort typique des années 2010.

Ayant paraphé une entente de deux ans et de 3,3 millions $ avec le club de la capitale canadienne cet été, Thompson a déjà eu l’occasion de jeter les gants devant l’ancien des Islanders de New York et il aura l’opportunité de le faire encore plus souvent à compter du mois d’octobre.

Cependant, ce sont davantage les habiletés générales de Martin qui retiennent l’attention de celui ayant écopé de 299 minutes de punition à vie dans la Ligue nationale (LNH)

«Je pense que le rôle de l’homme fort a changé lors des récentes années. Vous voyez des gars se battre et faire de nombreuses séquences sur la patinoire.

«Un joueur comme Matt Martin est le prototype parfait du matamore d’aujourd’hui. Il va se battre avec n’importe qui, mais il peut offrir plusieurs minutes de qualité et il domine généralement la LNH pour le nombre de mises en échec», a mentionné Thompson au réseau Sportsnet.

«Maintenant, vous ne voyez pas un patineur passer 2-3 minutes sur la glace, livrer un combat et demeurer inactif le reste de la soirée. À notre époque, les entraîneurs utilisent leurs quatre trios pour gagner, donc chaque gars doit être capable de jouer», a-t-il renchéri.

L’exemple : lui-même

L’ailier ayant évolué avec les Bruins de Boston, les Islanders, les Ducks d’Anaheim et le Lightning de Tampa Bay évoque aussi son parcours professionnel pour appuyer ses dires concernant le rôle du bagarreur moderne.

«Quand j’étais dans les circuits mineurs, je me battais plus souvent. Cependant à mesure que ma carrière avançait, j’ai commencé à avoir un impact plus important sur le match, que ce soit en effectuant les mises au jeu ou en écoulant le temps en infériorité numérique. J’étais utilisé régulièrement. [...] Or, lorsqu’on a besoin de vous pour de nombreuses minutes, vous devez être sur la patinoire et non au banc des pénalités», a-t-il déclaré.