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Boxe

Oscar Rivas-Simon Kean: rien d’impossible

Oscar Rivas-Simon Kean: rien d’impossible

Bernard Barré

Publié 08 août
Mis à jour 08 août

Avec la retraite d’un géant de la boxe, Wladimir Klitschko (64-5, 54 K.-O.), la division de poids lourds vient de voir disparaître l’un des plus grands champions de son histoire.

Celui qui a dominé cette catégorie durant plus d’une décennie et qui a presque reconquis son titre à son dernier combat contre Anthony Joshua (19-0-0, 19 K.-O.)  a décidé de passer à d’autres défis hors du ring. À 41 ans et multimillionnaire, ce n’est pas une surprise.

Pour nos deux poids lourds locaux en pleine ascension, Oscar Rivas (20-0-0, 15 K.-O.) et Simon Kean (10-0-0, 9 K.-O.), leur éventuelle arrivée dans les ligues majeures à court terme permet d’aspirer à une ceinture de champion.

Bouchonnée par les frères Klitschko et Lennox Lewis, la génération précédente aura eu moins de chances. Les aspirants de cette époque pouvaient plus souvent qu’autrement espérer tenir le coup le plus longtemps possible avant de se faire massacrer.

Même les parieurs aux livres n’osaient pas miser sur eux tellement la domination était totale.

Les champions actuels sont beaucoup plus à leur portée. Joshua, le monarque WBA et IBF, est loin d’être invincible. Dr. Steelhammer Klitschko en a fait la preuve dans son combat d’adieu, il y a quelques mois en le couchant violement au tapis au sixième round. Sa jeunesse l’a sauvée.

Le champion WBC Deontay Wilder (38-0-0, 37 K.-O.), malgré sa ronflante fiche, n’a pas de gros noms dans sa colonne de victoires et un doute persiste. Même chose pour Joseph Parker (23-0-0, 18 K.-O.), le roi WBO qui est sans aucun doute le plus déboulonnable des trois.

Rivas, Kean et l’ex-champion du monde, originaire de Laval, Bermane Stiverne (25-2-1, 21 K.-O.) peuvent espérer avoir une éventuelle chance pour le titre et surtout... le gagner.

La division des poids lourds est présentement un buffet ouvert au plus grand plaisir des amateurs de sensations fortes, parce que cette catégorie est indiscutablement celle qui soulève le plus de passion.

Nos Québécois vont-ils éventuellement tenir le haut du pavé, comme ce que nous vivons depuis plusieurs années, dans la division des mi-lourds? J’en rêve!