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Encore Anthony Jackson-Hamel

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Anthony Jackson-Hamel a couronné une poussée de deux buts de l’Impact de Montréal avec son sixième de l’année en fin de match pour soulever une salle comble de 20 801 spectateurs au stade Saputo et propulser le Bleu-Blanc-Noir vers une victoire bien nécessaire de 2-1 sur l'Orlando City SC, samedi. 

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Jackson-Hamel a le sens du drame, ou du «timing», c’est selon. Entré à la 79e minute, l’attaquant de Limoilou a accepté une petite passe de Blerim Dzemaili pour ensuite croiser juste assez un tir plutôt faible qui a déjoué Joe Bendik à la 84e minute. Il s’agit de son second but gagnant de la saison.

Cette victoire permet à l’Impact d’améliorer sa position au classement de l’Association Est puisqu’il a grimpé d’un échelon, au neuvième rang, deux points derrière Philadelphie (huitième) et trois derrière Orlando (septième), qui ont joué deux matchs de plus.

Elle permet surtout de se rapprocher à cinq points du Crew de Columbus et de la sixième place. L’Impact possède trois matchs en main sur le Crew, qui jouait en fin de soirée samedi.

En contrôle

Mauro Biello avait la mine d’un homme soulagé après la rencontre.

«On a bien joué malgré le but qu’on a accordé. On a été en contrôle pendant la plupart du match et on a créé des occasions», a mentionné l’entraîneur-chef.

Biello a aimé la façon dont ses hommes ont réagi quand Orlando a ouvert la marque.

«On est restés calmes après avoir accordé le but. On a suivi notre plan de match en faisant bouger le ballon d’un côté à l’autre en attendant les ouvertures.»

«C’était un match important contre une équipe qui était devant nous et il fallait aller chercher les trois points.»

Le spectacle «Nacho»

Tirant de l’arrière 1-0 en amorçant la seconde demie, l’Impact n’a mis que deux minutes à créer l’égalité.

Ignacio Piatti y est allé d’un geste vif pour récupérer le ballon, ce qui a forcé Jose Aja à le faucher dans la surface, provoquant un tir de pénalité.

Bendik a plongé du bon côté, a bloqué le tir de «Nacho», mais le ballon a dévié dans le haut du filet pour permettre à l’Argentin d’inscrire son neuvième but de la saison.

D’ailleurs, Piatti a tout laissé sur le terrain dans les 45 dernières minutes en multipliant les éclairs de génie, frappant notamment la transversale avec un peu moins de 20 minutes à jouer.

Disons que l’ensemble de l’œuvre de Piatti tranche avec la performance de Matteo Mancosu, qui a été pratiquement invisible en près de 80 minutes.

Deux grosses erreurs

La première demie se résume à deux grosses erreurs qui se sont produites en l’espace d’une seconde et demie, à la 12e minute.

Voulant soustraire le ballon à Cyle Larin, Marco Donadel l’a envoyé derrière lui de façon fort malhabile.

Pris au dépourvu, Evan Bush a réagi avec une sortie tristement hésitante en fonçant sur Larin plutôt que de tenter de jouer le ballon, de sorte que l’attaquant canadien a facilement marqué son neuvième but de la saison.

Donadel a connu une soirée difficile, n’étant pas capable de rivaliser physiquement avec le gros attaquant d’Orlando.

Quant à Bush, il n’affiche plus du tout la même confiance qu’il avait lors des saisons précédentes.

Peu opportuniste

Pourtant, l’Impact n’a pas fait une vilaine première demie, mais il a cruellement manqué d’opportunisme.

Il a été incapable de capitaliser sur neuf coups de pied de coin et deux coups francs.

Le Bleu-Blanc-Noir a surtout été brouillon lors des phases arrêtées, un autre signe d’une équipe qui manque de confiance.

Au moins, Dominic Oduro, qui amorçait un premier match en un mois, a eu quelques bons moments, créant des menaces près du but.