Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Boxe

Le combat Beterbiev-Koelling tombe à l'eau

Publié | Mis à jour

Le championnat éliminatoire IBF des mi-lourds entre Artur Beterbiev (11-0-0, 11 K.-O.) et Enrico Koelling (23-1-0, 6 K.-O.) n’aura pas lieu le 29 juillet prochain.

Beterbiev aurait effectué une demande de visa d’entrée aux États-Unis et celle-ci aurait été refusée. Une demande de révision a été présentée par les avocats de GYM avec le même résultat.

Le 3 mai dernier, GYM et Sauerland Events s'étaient entendus pour présenter le combat en Amérique du Nord, possiblement le 21 juillet au Centre Vidéotron de Québec. Après une analyse de rentabilité, il fut décidé de transporter le combat aux États-Unis avec deux dates et endroits ciblés, soit le 29 juillet au Barclay’s Center de New York ou le 30 juillet au Rabobank Theater, à Bakersfield, en Californie.

Les partis ont été informés le 15 juin dernier. C’est le Barclay’s Center, le 29 juillet, qui a finalement été retenu comme choix.

En raison de la situation entourant le visa de Beterbiev, GYM aurait pris la décision de se retirer du combat.

«Selon notre compréhension, la IBF va redémarrer la procédure d’appel d’offres (purse bid) afin de permettre la tenue prochaine de ce championnat éliminatoire», a précisé GYM, par voie de communiqué.

Beterbiev et GYM sont présentement impliqués dans un conflit, alors que le pugiliste reproche à son promoteur des retards de paiement à deux reprises. Le litige se trouve actuellement dans les mains des avocats, mais Yvon Michel est toujours optimiste de trouver un terrain d’entente.

 

Irrité par la tournure des évènements, Beterbiev a voulu mettre les pendules à l’heure en donnant sa version des faits par le biais de son compte Instagram en début de soirée.  

 

It is with great regret that I learned today that GYM has decided to cancel my fight against Enrico Koelling, notwithstanding repeated assurances that the fight would take place. This news comes right in the middle of my training camp and it is very upsetting. This is made worse by the grossly misleading report coming from GYM that the fight was cancelled because I could not get a visa to fight in the United States. The truth is that GYM refused to go ahead with the fight, notwithstanding the fact that all the necessary contracts have been signed, unless I dropped my lawsuit seeking a confirmation of the termination of our agreement. When I refused to do so, GYM made sure to pull the plug on the fight. In order to properly set the record straight, I believe the following facts must be highlighted: 1. On May 18, 2017, I signed an IBF contract for the eliminator fight to be held in Québec City on July 29th, 2017 (a copy of that agreement is enclosed). I was subsequently advised by GYM that the date for the fight was changed to July 21st, but that the fight was still to be held in Québec City. It is for this reason that while Mr. Koelling also signed his agreement, it bears the date of July 21, 2017 (a copy of his signed agreement is also enclosed). As such, it was agreed by all that the fight would be held in Québec City; 2. All of the agreements have been signed, GYM gave the green light to my coach to invite sparring partners (one from the US and another from Europe) for the bout against Koelling, whose expenses I fully covered; 3. On May 30th, 2017, I applied to the American consulate in Montreal for a tourist visa to visit the United States with my family. The consulate officer refused to issue me a tourist visa on the grounds that I had entered the United States and fought against Alexander Johnson in Chicago on June 12, 2015 with a tourist visa. I was informed by the officer that such a visa was not appropriate to enter the United States for a fight. This came as a surprise to me because GYM, which was my promoter at that time, had represented to me that a tourist visa was perfectly appropriate for the circumstances; ⏬⏬⏬⏬

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«La vérité est que GYM a refusé d’aller de l’avant avec le combat, bien que tous les documents nécessaires avaient été signés, à moins que je ne décide de laisser tomber la poursuite effectuée dans le but d’annuler notre contrat,» soutient-il.

«Cette nouvelle tombe au beau milieu de mon camp d’entraînement, et c’est très fâcheux. Le communiqué trompeur de GYM indiquant que le combat était annulé puisque j’étais incapable d’obtenir un visa pour combattre aux États-Unis n’a fait qu’empirer les choses.» 

Beterbiev affirme qu’au mois de juin 2017, GYM aurait déplacé aux États-Unis le combat qui devait se tenir dans la ville de Québec, et ce, sans le consulter. 

«J’étais donc placé dans une situation où je devais faire des démarches de dernière minute pour obtenir un visa,» estime le boxeur.  

«Pour obtenir le visa, poursuit-il, je devais pouvoir montrer une entente signée en prévision du combat aux États-Unis. Malgré plusieurs requêtes, celle-ci ne m’a jamais été fournie, faisant en sorte que j’étais incapable d’obtenir ledit visa.» 

Toujours selon l’athlète, Yvon Michel aurait fait savoir à son entraîneur Marc Ramsay que Beterbiev devait abandonner la poursuite contre GYM s’il désirait se battre. 

«Pour être clair, ce combat est annulé pour une seule raison : parce que GYM faillit encore une fois à ses obligations contractuelles,» conclut-il. 

Le boxeur d’origine Tchétchène a également convoqué les médias pour donner ses explications dans une conférence de presse jeudi à 14h00 au restaurant La Cage de Montréal.