Boxe

Marlon B. Wright... le ciel accueille tout un arbitre

Marlon B. Wright... le ciel accueille tout un arbitre

Bernard Barré

Publié 11 juillet
Mis à jour 11 juillet

Qu’ont en commun Marlon B., Guy Jutras et Mike Griffin ?

Un jugement exceptionnel, qui est la principale qualité demandée à un arbitre.

La présence de Wright sur le ring, était rassurante. On ne le voyait pas, ce qui est un signe de compétence. Il n’était pas là pour donner un spectacle. Il laissait ça aux boxeurs. Toujours en mouvement comme un chat, il contrôlait les athlètes, tout en portant un œil attentif sur le boxeur qui pouvait être vulnérable.

J’ai connu Marlon au début des années quatre-vingt, quand il a commencé a foulé les rings de boxeur amateur, sous la férule du vétéran entraineur Bernie Ewenson, grand manitou du club 20th Century à Montréal. Quelques années plus tard, il a commencé une courte carrière professionnelle de qui s’est étiré de 1983 à 1992. Alain Bonnamie lui a fait subir sa seule défaite et de ses dix victoires, la plus valorisante a été celle contre le réputé et ex-champion canadien Mario Cusson.

Quand il a amorcé sa carrière d’arbitre en 2000, j’étais convaincu qu’il deviendrait un grand arbitre puisqu’il avait les qualités requises. Je ne m’étais pas trompé.

Plus de trois cents combats arbitrés, de nombreux combats internationaux de prestige, des voyages à rendre jaloux bien des gens, il faisait la fierté des amateurs de boxe québécois lorsqu’on le voyait à la grosse télévision américaine ou même européenne. Il a officié sur tous les continents, tous sans exception. Ça confirme sa grande compétence. Les Associations mondiales savaient que leur combat était en bonnes mains lorsqu’il était sur le ring comme troisième homme.

En plus, quel gentilhomme il était. Toujours souriant, d’agréable compagnie, il n’avait que des amis dans notre sport passion.

Ses plus belles années étaient devant lui. 51 ans, très jeune pour un arbitre. Trop jeune pour partir. Des fois, c’est cruel la vie, quand on pense qu’il était d’office au mois de février dernier, pour le combat Bute-Alvarez, au Centre Vidéotron, à Québec et Golovkin-Brook l’automne passé à Londres.

Ce grand homme laisse un souvenir impérissable dans notre milieu et un exemple à suivre pour les arbitres qui ambitionne de suivre ses traces.

Merci pour tout, Marlon, tu vas nous manquer.