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De nouvelles tâches pour Martin Lapointe

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Marc Bergevin aime bien répéter à qui veut l’entendre que tout va bien chez le Canadien de Montréal, tant au niveau du recrutement que du développement. Bien que plusieurs doutent de cette réalité, le directeur général du Tricolore a appuyé ses dires en offrant des promotions à quelques-uns de ses employés, mercredi.

Il a d’abord promu Trevor Timmins au poste de directeur général adjoint. Malgré ce nouveau poste, la définition de tâche de l’Ontarien demeurera sensiblement la même. C’est encore lui qui chapeautera le volet du recrutement amateur. Sous sa gouverne, en plus de Shane Churla, toujours directeur du recrutement amateur, il misera sur les services de Martin Lapointe.

Jusqu’ici directeur du développement des joueurs, Lapointe occupera désormais le poste de directeur du personnel des joueurs. C’est Rob Ramage qui héritera de la chaise laissée vacante par Lapointe. Le jeu de domino fait également en sorte que Francis Bouillon a été embauché à titre d’entraîneur du développement des joueurs, mandat qui revenait jusque-là à Ramage.

«Je serai davantage impliqué au niveau des décisions de hockey», a expliqué Lapointe, rencontré au terme du camp de perfectionnement du Canadien à Brossard.

«Je vais faire plus de dépistage au niveau professionnel, je serai responsable d’aller voir les principaux espoirs des prochains repêchages et j’irai en Europe pour assister aux différents tournois impliquant les joueurs de moins de 18 ans et de moins de 20 ans», a-t-il énuméré.

Bref, Lapointe sera les yeux et les oreilles de Timmins. Quand l’un des 16 recruteurs amateurs et les sept recruteurs professionnels à l’emploi du Tricolore croiront avoir déniché la perle rare, il se déplacera pour visualiser le potentiel du jeune candidat.

«Par la suite, je ferai mes recommandations», a expliqué Lapointe.

Une question de maturité

Des 40 joueurs que le Canadien a sélectionnés de 2008 à 2013, seulement quatre ont décroché un poste régulier avec l’équipe. L’équipe de recrutement de Trevor Timmins n’est pas la seule à avoir passé dans le tordeur au cours des dernières années. Celle responsable du développement n’a pas été épargnée non plus. Un groupe que Lapointe s’est empressé de défendre.

«Les jeunes ont toutes les ressources nécessaires à leur disposition pour bien se développer. On les encadre du mieux qu’on peut. Il y a une question de maturité. Pour certains, ça prend une ou deux années pour comprendre ce qu’il faut pour devenir un pro. Pour d’autres, c’est plus long.»

«Les gens qui s’occupent du développement travaillent très fort, at-il assuré. On veut qu’ils [les jeunes] jouent dans la Ligue nationale. Je veux en voir des [Michael] McCarron et des [Charles] Hudon à Montréal. C’est important pour l’organisation.»

Les Québécois à Laval

Bien que Lapointe ait été un produit de la LHJMQ, où il a disputé quatre saisons dans l’uniforme du Titan de Laval, il serait erroné de croire que son droit de parole plus important au niveau du recrutement permettra aux hockeyeurs québécois d’avoir un préjugé favorable lors des prochains repêchages.

«Pour repêcher des Québécois, il faut qu’il y en ait. Marc [Bergevin] l’a dit qu’à talent égal, il favoriserait les Québécois. Mais quand la cuvée est mince, comme c’était le cas cette année...», a indiqué cet ancien choix de premier tour des Red Wings de Detroit (1991).

En se fiant à la tendance des dernières années, les produits locaux ont plus de chance de recevoir une invitation pour le camp de perfectionnement que d’entendre leur nom prononcé par Bergevin ou Timmins.

Cette semaine, cinq d’entre eux se sont présentés à Brossard avec un carton d’invitation en poche et un autre à titre de joueur autonome. C’est celui-ci, Antoine Waked, qui a retenu l’attention parmi ce groupe.

«Il veut jouer au hockey et ça paraît à chacune de ses présences de la patinoire. J’ai hâte de le voir à Laval», a lancé Lapointe à propos de l’ancien joueur des Huskies de Rouyn-Noranda.

«Des gars comme lui et [Jordan] Boucher, ce sont des joueurs que nous allons inviter au camp des recrues. On va essayer de leur trouver une place. S’ils font le travail, c’est certain qu’on va leur faire signer un contrat. On va être à Laval, on veut des Québécois», a-t-il martelé.

Ce n’est pas encore avec le grand club, où la représentation québécoise est plutôt mince, mais c’est au moins un début.

Vincent Riendeau a été nommé au poste de directeur du développement des gardiens de but, en plus d’hériter des fonctions de recruteur professionnel.