Cyclisme

GDPL : portés par l’objectif

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L’épreuve cycliste de 1000 kilomètres présentée annuellement dans le cadre du Grand Défi est toujours une expérience singulière pour Pierre Lavoie. L’organisateur de l’événement est particulièrement fier d’être passé à travers cette neuvième édition, qui en a fait voir de toutes les couleurs à ses participants.

«Le parcours était difficile. Bien entendu, il y avait la distance, mais il y avait beaucoup de côtes cette année», a-t-il expliqué.

Au cours des quatre derniers jours, le peloton a également été confronté à des conditions météorologiques changeantes, parfois extrêmes. «À la première étape, dans le parc des Laurentides, il faisait 4 degrés. Le lendemain, il y a eu de la pluie et aujourd’hui [dimanche], c’est la chaleur», a ajouté M. Lavoie.

Ces éléments ont obligé les 1060 participants à puiser dans leur réserve et à repousser leurs limites. À terme, c’est avec le sourire et le sentiment du devoir accompli qu’ils ont rallié l’arrivée, dimanche, au Stade olympique, sous une chaleur torride.

«C’est l’objectif qui nous porte. Quand il fait face à un défi, l’être humain a cette capacité de se dépasser. En regroupant plein de gens qui s’encouragent, on augmente encore plus cette capacité. Finalement, les gens se rendent compte qu’ils ont fait 400 km, ce qu’ils n’auraient jamais cru possible il y a un an», a dit M. Lavoie.

«Moi, je pense que tout est possible dans la vie, il faut juste passer à l’action. On a tous cette capacité à relever les plus grands défis et à passer à traverser les pires épreuves de la vie.»

Toujours humble

Devant le succès grandissant du mouvement qu’il a créé, M. Lavoie se réjouit, mais tâche de garder la tête froide. «Quand je vois ça grandir, des fois je me pince. Je me dis "wow!". Mais le travail n’est pas terminé», a raconté le grand sportif, qui n’a pas oublié d’où il vient.

«Je suis né dans un petit village et j’ai été élevé par une mère monoparentale avec quatre enfants, sur l’aide sociale, dans un HLM. J’ai été élevé simplement. Quand je suis dépassé par les événements, je reviens à l’intérieur de moi, au gars simple que j’ai toujours été.»

Sa plus grande satisfaction, il la tire de cette conviction que son mouvement lui survivra. «Quand tout le monde se met à tirer dans la même direction, ça crée des mouvements comme ça, qui ne s’arrêteront jamais. La prévention va prendre sa place. Dans 50 ans, ce sera normal pour une personne de bouger et de maintenir son corps en santé. Ce sera normal pour une entreprise d’avoir des programmes santé et des environnements favorables», a conclu M. Lavoie.