Tampa Bay Lightning v Pittsburgh Penguins - Game Two

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Pittsburgh - Nashville

Les Penguins doivent une fière chandelle à Jacques Martin

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Les Penguins de Pittsburgh devraient faire une requête aux dirigeants de la Ligue nationale de hockey pour graver le nom de Jacques Martin en lettres majuscules sur la coupe Stanley. Dans l’ombre de l'entraîneur en chef Mike Sullivan, Martin a fait des miracles avec une brigade de défenseurs ordinaires en l’absence de Kristopher Letang.

Martin a savouré sa deuxième conquête de la coupe Stanley avec les Penguins. Il n’a eu qu’à patienter 12 mois pour revivre ce moment de pur bonheur.

L’an dernier, l’ancien entraîneur en chef des Sénateurs et du Canadien avait mis fin à une attente de 29 ans avant de soulever pour la première fois la coupe.

«Je dirais que cette deuxième conquête est encore plus méritoire, a mentionné Martin au centre de la glace du Bridgestone Arena. Si on regarde l’équipe qu’on avait et nos blessés, on a fait face à de ­l’adversité. Il y a aussi eu deux séries qui ont atteint la limite des sept matchs, nous avons eu de la compétition. Ça démontre le caractère de notre équipe. Nous avons gagné, même si nous jouions sans notre meilleur défenseur en Letang.»

Modeste

Les Penguins ont gagné avec Justin Schultz, Olli Maatta, Brian Dumoulin, Trevor Daley, Ron Hainsey et Ian Cole. Il n’y avait pas un défenseur d’impact comme Brent Burns, Erik Karlsson, Roman Josi ou P.K. Subban au sein de ce groupe de défenseurs que les collègues anglophones surnommaient «la bande des inconnus».

Toujours aussi modeste, Martin n’a pas voulu s’accorder une trop grande importance dans ce triomphe.

«Il faut donner le crédit à nos défenseurs», a répliqué le Franco-Ontarien, qui avait décroché son premier emploi dans la LNH en 1986-1987 comme entraîneur en chef des Blues de St. Louis.

«Nos attaquants se repliaient aussi très bien. Nous travaillions en unité de cinq. Jim (Rutherford) a aussi fait un gros coup avec l’acquisition de Ron Hainsey. C’était énorme pour notre équipe. Brian Dumoulin et lui ont formé une bonne paire. Trevor Daley, qui avait été blessé l’an dernier, a aussi joué du bon hockey. C’était un effort exceptionnel de nos six défenseurs.»

Une première pour Streit

À 39 ans, Mark Streit a paradé avec la coupe Stanley pour la première fois. Le Suisse fait partie du groupe de défenseurs des Penguins. Il a joué seulement trois matchs en séries, les trois contre les Sénateurs d’Ottawa en finale de l’Est pendant une ­blessure de Schultz.

Sur la glace avec sa copine et son jeune garçon de cinq mois, Streit était un homme heureux.

«C’est incroyable, a-t-il lancé en français. Les derniers mois ont parfois été difficiles. J’aurais aimé jouer plus souvent. Quand j’ai joué, j’ai réussi à faire mon travail. Je suis quand même une pièce de cette équipe. Gagner la coupe Stanley, c’est le rêve de tous les joueurs. Je viens de le réaliser. Je suis très fier. Vraiment content.»

Sans contrat, Streit songera-t-il à partir en pleine gloire?

«Je ne crois pas que c’était mon dernier match, a-t-il répliqué. Je veux encore jouer.»