Pittsburgh - Nashville

« Ça va faire mal pendant un bout de temps » – P.K. Subban

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Pratiquement infaillibles à domicile pendant toute la durée des séries éliminatoires, les Predators auront ironiquement vu les Penguins soulever la coupe Stanley et célébrer leur deuxième titre de suite au centre de leur propre patinoire.

Dans le vestiaire des locaux comme sur la rue Broadway, l’atmosphère était ­beaucoup moins à la fête qu’à l’habitude.

«Ça va faire mal pendant un bout de temps», a lancé P.K. Subban quelques ­instants après ce cruel revers.

«Tu grandis en rêvant un million de fois que tu gagnes la coupe Stanley. On était à deux victoires d’y arriver. C’est moche», a-t-il ajouté.

Sans doute dans l’espoir d’apaiser sa peine, l’ancien défenseur du Canadien a choisi d’aborder cette défaite de façon ­philosophique.

«On va avaler la pilule et se servir de cette épreuve comme d’un tremplin pour l’avenir. Nous nous sommes rendus jusqu’ici, nous avons réalisé ce qu’il faut pour gagner la coupe Stanley, a-t-il lancé. Nous misons sur une jeune équipe. On sait maintenant combien ça fait mal, on va ­s’arranger pour ne plus que ça arrive.»

Gardé à l’écart des médias pendant trois jours, Subban a refusé de revenir sur l’épisode de la fausse histoire de mauvaise haleine. Il n’a pas voulu s’avancer sur la possibilité que toute cette histoire ait ­provoqué le capitaine des Penguins.

«Ce n’est pas vraiment le moment de me poser cette question, a-t-il déclaré. Je viens de voir 22 gars gagner la coupe Stanley. Nos séries sont terminées.»

Gaudreau atterré

Tout comme la belle histoire de ­Frédérick Gaudreau. Du moins, la première portion de celle-ci. Rencontré à quelques pas du vestiaire, le Bromontois avait du mal à bien saisir le tourbillon d’émotions qui l’habitait.

«C’est un peu bizarre. Tu arrives ici sans t’attendre à jouer. Puis, l’entraîneur t’utilise. Alors, tu commences à t’attacher aux boys et à l’histoire. Et soudainement, tu n’as plus de contrôle sur rien. Ce n’est pas le fun.»

Sans compter que des chances comme celle-là ne passent pas souvent. Plusieurs vétérans peuvent en témoigner.

«Tout est allé vite, mais en même temps, on vient de rater une opportunité en or. Ça fait mal. Il faudra toujours se rappeler de ce sentiment», a conclu la recrue de 24 ans.