Pittsburgh - Nashville

La Coupe reste à Pittsburgh

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Les Penguins ont brisé le rêve d’un premier sacre pour P.K. Subban et les Predators de Nashville. Pour la première fois depuis les Red Wings de Detroit en 1997 et 1998, les Penguins ont soulevé la coupe Stanley pour la deuxième saison de suite.

Patric Hornqvist, un ancien des Predators, a marqué le but vainqueur dans un gain de 2-0 lors du sixième match, dimanche, au Bridgestone Arena. Il restait seulement 95 secondes quand le Suédois à la grosse barbe rousse a bondi sur un retour de tir de Justin Schultz pour déjouer Pekka Rinne dans un angle pratiquement impossible.

Hornqvist n’avait pas touché la cible depuis le septième match du deuxième tour contre les Capitals de Washington. Dans les dernières secondes de la rencontre, Carl Hagelin a anéanti un possible retour des Predators en marquant dans un filet désert.

Toujours d’un calme désarmant, Matthew Murray a signé un deuxième jeu blanc d’affilée. Le jeune gardien des Penguins a encore une fois connu un fort match en bloquant 27 tirs. En troisième période, les Predators n’ont pu marquer lors un cinq contre trois de 32 secondes.

Dans le camp des Predators, on se souviendra du nom de Kevin Pollock. L’arbitre a eu un impact dans cette rencontre en refusant un but à Colton Sissons en deuxième période en raison d’un sifflet trop rapide.

Le Conn-Smythe à Crosby

Les Penguins ont ainsi remporté pour une cinquième fois la Coupe Stanley (1991, 1992, 2009, 2016 et 2017). Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont ajouté une troisième bague à leur collection. Les deux centres des Penguins ont maintenant plus de titres comme joueur que leur propriétaire, Mario Lemieux.

S’ils faisaient déjà partie des grands, Crosby et Malkin ont ajouté un autre chapitre à leur glorieuse carrière. Pour une deuxième année d’affilée, Crosby a écrit son nom sur le trophée Conn-Smythe, décerné au joueur le plus utile des séries.

Le numéro 87 des Penguins est devenu le sixième joueur de l’histoire à obtenir ce titre pour une deuxième fois. Il a suivi les traces Bobby Orr, Bernard Parent, Wayne Gretzky, Mario Lemieux et Patrick Roy.

Comme capitaine, Crosby a été le premier à soulever la Coupe Stanley. La fierté de la Nouvelle-Écosse a donné le précieux trophée à Ron Hainsey par la suite. À 36 ans, Hainsey participait pour une première fois aux séries.

Après Hainsey, Matt Cullen a embrassé le gros saladier. L’Américain de 40 ans risque fort de se retirer en pleine gloire après une deuxième consécration d’affilée et une troisième dans sa carrière.

Un sifflet trop rapide

Sidney Crosby, Chris Kunitz et Ron Hainsey l’avaient prédit la veille. Les trois joueurs des Penguins s’attendaient à une féroce bataille des Predators, une équipe qui jouait pour sa survie.

Dès les premières minutes du match, les Preds ont prouvé qu’ils avaient chassé de leur mémoire l’horrible match numéro cinq. Encore une fois motivés par leurs partisans survoltés, les hommes de Peter Laviolette ont connu un bon début de match. Et Pekka Rinne a retrouvé son bon visage, celui qu’il présente toujours dans la capitale du country.

Les Predators croyaient bien avoir décoincé le pointage au début du second engagement. Colton Sissons a bondi sur un retour de Filip Forsberg pour déjouer Matthew Murray. Kevin Pollock a toutefois bousillé ce but en sifflant trop rapidement. Très mal positionné sur ce jeu, l’arbitre a cru que Murray avait immobilisé le disque après le tir de Forsberg. Mais ce n’était pas le cas.

Après une petite consultation, les arbitres ont maintenant la décision prise sur la glace. Laviolette n’avait aucune possibilité de contester ce mauvais appel.

Quelques minutes après ce jeu, Murray a bloqué Sissons lors d’une échappée.

Ellis en uniforme

Il y a toujours des guérisons miraculeuses en séries. C’est encore plus fréquent quand la Coupe Stanley se retrouve dans l’édifice. Malgré une blessure aux côtes, Ryan Ellis a endossé l’uniforme des Predators pour ce sixième match. Le petit défenseur a joué avec son partenaire habituelle, Roman Josi.