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Crédit : AFP

Pittsburgh - Nashville

Une première finale sans Shea Weber

Publié | Mis à jour

Depuis la naissance de l’équipe en 1998-1999, les Predators de Nashville n’avaient pas une riche tradition en séries. Ils n’avaient jamais été plus loin que le deuxième tour. À leur 18e saison dans la LNH, ils ont finalement atteint leur objectif.

Les Predators ont écrit une page importante de leur histoire en jouant un premier match en finale de la Coupe Stanley. Ils l’ont fait sans celui qui était l’image forte de la concession depuis onze ans, Shea Weber.

Si P.K. Subban représente maintenant une pièce importante du casse-tête des Predators et qu’il a été un élément clé dans le long parcours en séries, les vétérans de l’équipe n’ont pas oublié Weber.

«Je ne veux rien dire de mal contre P.K., mais je suis un peu triste pour Shea, a admis le gardien Pekka Rinne. J’ai joué tellement longtemps avec lui, j’aurais voulu partager ce grand moment. Mais c’est le hockey, c’est la vie. Il y a toujours des changements. Shea porte maintenant les couleurs du ­Canadien. Pour lui avoir parlé depuis le début des séries, je sais qu’il est heureux pour nous. Ça définit bien la personne qu’il est.»

Sans même qu’on lui repose une question sur l’échange entre Marc Bergevin et David Poile, Rinne a poursuivi sa ­réponse en revenant sur ce sujet.

«Nous rêvions depuis longtemps d’une première finale, a dit le Finlandais. Nous avons réussi à y arriver avec P.K. au sein de notre équipe. Je sais que nous parlerons pour encore plusieurs années de cette transaction. Avant l’arrivée de ­Subban, Shea était notre meneur. Le Canadien et les Predators ont échangé deux joueurs étoiles. Les transactions font partie de la réalité de notre sport. Personnellement, je perdais un de mes meilleurs amis avec le départ de Shea. C’est pratiquement impossible de comparer les deux joueurs, ils sont tellement différents.»

Un mentor

À quelques heures du premier match contre les Penguins, Roman Josi a également parlé de son ancien coéquipier.

«Oui, j’ai une pensée pour Shea, a mentionné le défenseur. On peut encore sentir sa présence au sein de l’organisation même s’il n’est plus avec nous. Il a tellement eu une grande influence sur plusieurs d’entre nous. Il a été un grand capitaine pour plusieurs saisons, il a marqué l’histoire des Predators. J’ai appris beaucoup à ses côtés, j’essayais de l’imiter. Il a été le parfait mentor pour moi à mes débuts à Nashville.»

Maintenant partenaire de Subban à la ligne bleue, Mattias Ekholm était un peu moins nostalgique.

«Je suis un grand fan de Shea Weber, a répliqué le Suédois. J’ai eu le bonheur de jouer mes premières saisons dans la LNH avec lui. Sur la glace comme en dehors, il est un leader et l’un des plus grands joueurs de l’histoire des ­Predators.

«Nous souhaitons tous voir un joueur comme lui connaître du succès, mais pour nous, cet échange fait désormais partie du passé, a-t-il continué. Nous regardons vers l’avant. Il a été un modèle et on a appris de lui parce qu’il n’a jamais pris congé pour la moindre présence sur la glace. Il travaille dur et est très constant défensivement.»

D’un capitaine à l’autre

Avec le départ de Weber, Mike Fisher a hérité du titre de capitaine des ­Predators. À l’image de Rinne et de Josi, il a louangé son ancien coéquipier.

«Shea a eu un impact sur plusieurs joueurs au sein de ce vestiaire, autant sur la glace qu’à l’extérieur. Il était le grand frère pour les Josi, Ellis et Ekholm. Ils ne pouvaient compter sur une meilleure personne. Je sais que ça doit être difficile pour Shea de voir les Predators en finale. Mais ça fait partie du hockey, tu ne peux pas contrôler ça. Il jouera encore plusieurs saisons et j’espère qu’il aura la chance de vivre une ­finale un jour à Montréal.»