Crédit : Michel Desbiens/AGENCE QMI

Course Automobile

«Le couteau entre les dents» - Andrew Ranger

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«Ce serait mentir de vous dire que nous ne visons pas le championnat, a avoué Andrew Ranger. Ç’a toujours été notre but, mais particulièrement en 2017.»

Le pilote de Granby, titré en 2007 et 2009, veut devenir le deuxième engagé de l’histoire, après Scott Steckly, à remporter une troisième couronne.

L’Ontarien, retraité depuis l’an dernier, en compte quatre à sa fiche.

«Je suis très confiant, a-t-il indiqué, pour la simple et unique raison que nous aurons enfin un moteur Spec en aluminium, ce qui n’était pas le cas au cours des récentes années. Chrysler et sa filiale Mopar ont pu enfin le mettre au point et nous serons les premiers à l’exploiter.»

«Le principal avantage, c’est de profiter d’une économie de poids importante [une soixantaine de kilos] qui va rendre la voiture plus agile.»

Quatre victoires

Avec un tel moteur, Ranger avait remporté quatre victoires sur piste ovale quand il a remporté son deuxième championnat en 2009.

«Par contre, je suis conscient que rien n’est acquis. Bon nombre de pilotes ont les mêmes ambitions que moi.»

«Nous allons avoir le couteau entre les dents à chaque course. C’est tellement compétitif.»

Ranger, vice-champion en 2016, est le seul pilote de l’histoire de la série canadienne de NASCAR à avoir remporté au moins une course chaque année depuis les tout premiers débuts en 2007.

Il avait d’ailleurs gagné à pareille date l’an dernier à Mosport. Son dossier indique 22 victoires à vie, plus que quiconque dans l’histoire.

Un tremplin pour Labbé

Autre aspirant au titre, Alex Labbé, lui, veut se servir de la série canadienne pour accéder aux classes supérieures du NASCAR. Appuyé par BRP, il a l’avantage d’avoir déjà entrepris sa saison de stock-car. Il a couru au New Hampshire en ACT où il s’est classé deuxième il y a quelques semaines, après avoir disputé une épreuve en série XFinity au Texas (28e à l’arrivée) le 8 avril.

«Je sais qu’un championnat me permettra de passer à un autre échelon l’an prochain. C’est mon but», a dit le pilote de Saint-Albert âgé de 24 ans.

Nouvelle voiture pour Lacroix

Après une longue pause de huit ans, Kevin Lacroix est revenu à la compétition en choisissant de réorienter sa carrière en NASCAR, après avoir fait ses classes en monoplace.

Sa rentrée fut réussie avec deux victoires en 2015. À sa deuxième saison à temps plein, ses intentions sont on ne peut plus claires.

«Le stock-car a exigé une adaptation de ma part surtout sur les pistes ovales, expliqué le pilote de Saint-Eustache. Mais maintenant, je suis mûr pour gagner le championnat.

«D’autant plus que notre équipe pourra compter sur une nouvelle voiture pour les tracés ovales justement. C’est la dernière à avoir quitté les ateliers du réputé Don Thompson. Notre confiance est à son maximum.»

Ils seront 24 engagés pour cette première d’une série de 13 courses cette année. Le contingent québécois sera complété par Jocelyn Fecteau, de Montréal, ainsi que Charles Harvey et David Michaud, tous deux de Terrebonne.

En bref

Au nombre des inscrits, on trouve également le nom du jeune espoir américain Christopher Bell, pilote à temps plein dans la série des camionnettes Camping World, qui profitera de sa présence pour se familiariser avec le circuit de Mosport en prévision de la visite des bolides de la troisième division de NASCAR en septembre prochain.

La jeune sensation canadienne Cayden Lapcevich, couronnée champion de la série NASCAR Pinty’s l’an dernier, est de retour pour défendre son titre. En 2016, l’Ontarien avait dominé le classement avec une récolte de 505 points. Quatre pilotes québécois l’avaient suivi soit, dans l’ordre, Andrew Ranger (451), Alex Tagliani (446), Kevin Lacroix (443) et Louis-Philippe Dumoulin (443).