Canadiens

Y croyez-vous encore?

Y croyez-vous encore?

Louis Jean

Publié 21 avril
Mis à jour 21 avril

Après les cinq premiers matchs de la série Canadiens-Rangers, quel est votre niveau de confiance à l'endroit de la Sainte-Flanelle?

Bon, très bon, faible, ou vous avez perdu espoir?

Une chose est indéniable : les Canadiens sont capables de rivaliser avec les Rangers.

Après le troisième match, on disait que les hommes de Claude Julien avaient joué un match presque parfait. Depuis?

Que ce soit en raison d'un excès de confiance ou les ajustements faits par New York, ou une combinaison des deux, le bleu-blanc-rouge a subi deux revers. Deux matchs dans lesquels les Rangers ont nettement été la meilleure équipe.

Le Tricolore a été incapable de capitaliser sur ses nombreuses chances et pour cette raison, fera face à l'élimination samedi à Madison Square Garden.

Comme l'a fait Alain Vigneault après une mauvaise sortie de son équipe, à New York en plus, c'était au tour de Julien de défier son équipe jeudi soir. Il n'est pas allé aussi loin que de dire que son quatrième trio était son meilleur, mais il a clairement  dit que plusieurs joueurs doivent en donner plus.

En saison régulière, on peut gagner grâce au talent, pas en séries de la Coupe Stanley. Il faut une équipe unie pour réussir. Il faut un gardien qui fait les arrêts clés. Surtout, il faut être habité d'un désir de vaincre. Il faut être prêt à souffrir, à tout donner, il faut vouloir gagner plus que son adversaire.

C'est cette approche qu'auront besoin les Canadiens s'ils veulent passer au travers des Rangers. On l'a vu par moment, mais pas assez jusqu'ici.

Comme le bon vieux cliché le dit, les joueurs font leur argent en saison régulière mais leur réputation, c'est en séries qu'ils la forge. C'est là que ça compte. C'est là que le hockey est le plus intense.

Prenez par exemple, Ryan McDonagh.  Regardez à quel point il veut gagner. Ça se voit de par son intensité et sa combativité à chaque présence. Il est complètement exténué après chaque partie parce qu'il a vidé le réservoir. Clairement l'ancien premier choix des Canadiens n'a pas digéré l'élimination hâtive l'an passé contre les Penguins de Pittsburgh. Il n'accepte pas non plus la demi-mesure de ses coéquipiers. Il montre le chemin. Il donne l'exemple. Il est inspirant.

Qui imitera McDonagh chez les Canadiens? Est-ce que ce sera Max Pacioretty? Shea Weber? Alexander Radulov? Quelqu'un d'autre? Qui est prêt d'en donner encore plus, de se sortir de sa zone de confort pour faire la différence? Qui va démontrer que perdre n'est pas une option?

De ce que j'ai vu jusqu'à présent, j'ai confiance que la série n'est pas terminée. Les deux équipes se ressemblent et s'équivalent.

Ce qui fera la différence maintenant c'est la volonté et le caractère. Qui veut gagner le plus? Qui est prêt à se sacrifier le plus? Jusqu'à présent les «Blue Shirts» ont joué avec l'énergie du désespoir un peu plus que Montréal.

On verra samedi (TVA Sports, dès l’avant-match à 18h) ce que les Canadiens ont dans le ventre.