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Le combat de David Freese

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Le joueur de baseball David Freese est un héros à St. Louis, où il a été nommé joueur par excellence de la Série mondiale en 2011, après la victoire des Cardinals.

Malgré tout, le joueur de troisième but n’a jamais été en mesure d’en profiter, lui qui a vécu toute sa vie avec de nombreux épisodes dépressifs.

Celui qui porte présentement les couleurs des Pirates de Pittsburgh s’est confié, dans une entrevue au quotidien «USA Today» publiée jeudi.

L’année de la conquête, Freese a établi une marque dans le baseball majeur en produisant 21 points lors des éliminatoires. Il y est parvenu en 71 présences dans le rectangle des frappeurs.

Idolâtré par les amateurs du Missouri, Freese n’avait pourtant pas le goût de vivre. Il a d’ailleurs dû faire face à la justice à quelques reprises après avoir conduit avec les facultés affaiblies.

L’athlète de 33 ans a admis avoir eu du mal à vivre avec son statut de héros local qui a généré chez lui beaucoup d’anxiété.

«J’étais dépressif. J’étais toujours déprimé, a-t-il dit. Je n’ai jamais tenté de m’enlever la vie, mais ma vie m’importait peu. Je ne me préoccupais pas de ce qui pouvait m’arriver. J’en étais pratiquement au point où, si mon heure devait arriver, je l’aurais accepté.»

«Ça empirait continuellement. Certains jours, je n’arrivais pas à sortir du lit.»

Une rencontre qui change tout

Le directeur général des Cards à l’époque, John Mozeliak, a pris la décision d’échanger Freese, en 2013, pour lui permettre d’échapper à la célébrité qui l’étouffait à St. Louis.

C’est toutefois la rencontre de sa femme Mairin, à peu près au même moment, qui a changé sa vie. C’est avec l’aide de sa compagne qu’il a réussi à mettre de côté la dépression et ses problèmes d’alcool.

«J’ai toujours voulu changer, a confessé Freese, mais c’était tellement difficile, jusqu’à ce que je rencontre Mairin. J’avais besoin de ça.»

«Avec Mairin dans ma vie, je suis en mesure de mettre les choses en perspective. Le baseball n’est plus qu’un aspect de la vie. Il ne me définit plus.»

«Maintenant, j’ai hâte de me lever le matin pour faire face au monde. Honnêtement, je n’aurais jamais cru que je pouvais être si heureux.»