Elie Bouka

Photo : Elie Bouka, Cardinals de l'Arizona Crédit : Facebook

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Élie Bouka au sommet de sa forme

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Pour le Lavallois Élie Bouka, il y a un monde de différences entre ce printemps et celui de l’an dernier, alors qu’il se remettait d’une déchirure du tendon d’Achille.

Le demi de coin des Cardinals de l’Arizona attaque cette fois sa préparation au sommet de sa forme, tant physiquement que mentalement.

Joint en Arizona, où il a entamé les premières activités d’entraînement officielles avec son équipe, Bouka semblait résolument optimiste quant à la saison à venir.

L’athlète de 24 ans a séduit l’organisation qui l’a embauché comme joueur autonome l’an dernier. Elle s’est par la suite assurée de le garder dans ses rangs en lui réservant une place sur la liste des blessés, afin de lui permettre de récupérer à son rythme.

Ce statut, sans lui permettre de prendre part aux entraînements sur le terrain, lui a tout de même procuré un précieux bagage dans toutes les activités d’équipe, en plus de l’aider à se familiariser avec le système défensif.

«Je suis très heureux en ce moment, surtout si je compare à l’an passé, où je revenais d’une grosse blessure. Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien physiquement. Ça me donne confiance avant la saison. Pour ce qui est de la compréhension du livre de jeux, c’est une année d’expérience que j’ai. Ça m’a permis de comprendre les concepts. J’ai appris beaucoup sur la terminologie et je me suis adapté davantage à l’anglais. Il reste à exécuter», a-t-il noté.

Casque et épaulières

Bouka sera assurément des prochains blocs d’entraînement de l’équipe en mai et juin, mais déjà, il salive à l’idée de renouer avec le contact au camp d’entraînement. Voilà maintenant deux saisons qu’il est contraint au repos forcé et inutile de préciser qu’il a hâte d’en découdre.

«Je suis un joueur agressif et j’aime frapper, donc j’ai hâte d’avoir les épaulières. Le contact, c’est ce qui me manque le plus, mais ça s’en vient. C’est ça le football. L’organisation aime le travail que je fais et mon attitude, mais c’est sur le terrain que tu gagnes ton poste», a-t-il indiqué.

Quel rôle cette saison?

Quant à la saison à venir, le demi de coin de 6 pi 1 po et 205 lb ne se casse pas la tête outre mesure. Les Cardinals cherchent toujours une présence imposante de l’autre côté du joueur étoile Patrick Peterson. Bouka, sans viser à tout prix un rôle de partant, entend faire le nécessaire pour figurer dans l’équation.

«Je me dis que le fait qu’ils m’aient gardé ici avec l’équipe même si j’étais blessé prouve que j’ai ma place. C’est sûr que je suis un joueur très compétitif, mais peu importe le rôle qu’on aura pour moi, je vais le prendre. Je voudrais être sur l’alignement partant, mais si je m’améliore chaque jour, j’aurai atteint mon objectif», a-t-il tranché.

Pas de stress avec le repêchage

Le repêchage de la NFL, qui se tient de jeudi à samedi, ne cause pas de maux de tête à Élie Bouka.

Mis sous contrat comme joueur autonome au printemps dernier, l’ancien des Nomades du Cégep Montmorency et des Dinos de Calgary tente de s’accrocher à un poste en vue de la saison.

La cuvée de demis de coin qui s’amène à l’encan annuel de la NFL semble faire l’unanimité, tant pour ce qui est de la qualité du talent disponible que de la profondeur.

Mais peu importe le chemin que les décideurs des Cardinals choisiront d’emprunter à cette position, Bouka ne perd pas le sommeil à l’approche de l’événement.

L’exemple Duvernay-Tardif

«Je ne suis pas inquiet avec ça. L’an passé, notre choix de première ronde [Robert Nkemdiche, ailier défensif] n’a même pas été habillé à tous les matchs. Ici, on habille vraiment les meilleurs joueurs.«Je contrôle ce que je peux contrôler et là-dessus, je n’ai pas vraiment de contrôle. Je sais que l’équipe va faire jouer les meilleurs. Quand tu es repêché plus haut, tu as plus d’opportunités, mais une fois dans les entraînements et les matchs préparatoires, l’évaluation est la même.

C’est à moi de faire ce que j’ai à faire», a-t-il estimé.

Représenté par Sasha Ghavami, le même agent que celui qui a aidé Laurent Duvernay-Tardif à toucher le gros lot en février, Bouka ne cache pas que le sort du garde des Chiefs se veut une inspiration pour lui.

«Je me sens un peu comme lui au sens où j’ai passé une année ici et ça a surpris beaucoup de monde. C’est déjà un exploit en tant que tel d’être dans la NFL, mais en voyant ce que Laurent a accompli, je vois que je peux faire encore beaucoup plus. Ça m’inspire vraiment beaucoup et j’espère un jour être capable d’atteindre le même niveau.»