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Alvarez et Ramsay contre Pascal et Larouche!

Alvarez et Ramsay contre Pascal et Larouche!

Bernard Barré

Publié 21 avril
Mis à jour 21 avril

Tout est en place pour un choc de haut niveau.

Eleider Alvarez, qui veut se faire une place au soleil, lui qui est sorti de l’ombre en mettant Lucian Bute K.-O., au mois de février dernier.

Jean Pascal qui veut retrouver sa place au soleil, lui qui a retrouvé deux fois plutôt qu’une, un chêne nommé Sergey Kovalev, qui lui a fait beaucoup d’ombre.

Je connais personnellement les deux entraîneurs, qui sont des amis, pour savoir que leurs cerveaux n’auront pas de repos d’ici le 3 juin.

Tous les scénarios inimaginables seront étudiés, décortiqués à l’infini. La stratégie de combat sera déterminante et un grand jeu d’échec nous sera présenté, où la moindre erreur pourra faire la différence.

Marc Ramsay part sans aucun doute avec une longueur d’avance, lui qui a eu l’opportunité de les voir s’affronter dans de nombreux rounds d’entraînement, au moment où Pascal faisait partie de son équipe. Les forces et les faiblesses de chacun sont assurément remontées à la surface à plusieurs occasions.

Stephan Larouche, reconnu comme un fin stratège, n’est pas en terrain inconnu depuis le nombre d’années qu’il a l’occasion de les voir évoluer. De plus, en travaillant de façon continue avec Jean Pascal, il aura eu le temps d’apporter des corrections sur quelques mauvaises habitudes de l’ancien champion du monde.

Il ne faut surtout pas oublier que les deux combattants sont plus à l’aise dans un rôle de contre- attaquant. Quelqu’un devra ouvrir la danse quitte à ce que ça fasse mal.

Est-ce qu’Alvarez sera en mesure de limiter les dégâts, quand Pascal explose une, deux et même quelquefois, trois fois par round? Plus particulièrement lorsque que le marteau annonce les dix dernières secondes du round et que le round peut-être encore gagné. Combien de rounds Pascal a volé en plaçant quelques bons coups sur la cible pour éclaircir la décision des juges?

Alvarez a beaucoup à perdre en mettant en jeu sa ceinture Silver WBC et sa position d’aspirant obligatoire au champion Adonis Stevenson. Mais il a aussi beaucoup à gagner en secouant un deuxième ex-champion du monde du Québec, en si peu de temps.

Que le meilleur gagne, mais les amateurs seront les grands gagnants d’assister à une confrontation locale, de haut niveau international avec des enjeux aussi gigantesques.

Entretemps, on aura du plaisir à jouer au gérant d’estrade. Je viens de commencer. C’est plus fort que moi!