Montréal - New York

«On n’était pas aussi affamé» - Claude Julien

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Difficile de se faire justice lorsque l’on obtient que trois tirs au but en prolongation comme ce fut le cas pour le Canadien de Montréal, jeudi soir.

Dans cette rencontre disputée en deux temps, la troupe de Claude Julien a semblé manquer d’essence à un certain moment.

«Dans la deuxième portion du match, on a passé beaucoup trop de temps à pourchasser la rondelle au lieu d’en avoir le contrôle», a indiqué l’entraîneur du Canadien.

«Quand tu ne passes pas de temps en zone offensive, tu passes trop de temps à te défendre. C’est là que tu te fatigues», a-t-il ajouté.

L’entraîneur s’explique mal comment ses ouailles, dominants en première moitié de match, ont pu plier l’échine de façon aussi flagrante.

«On n’était pas aussi affamé qu’en début de match. On gagnait nos bagarres puis, soudainement, on s’est mis à les perdre.»

Confiance inébranlable

Le Canadien tentera une première fois d’éviter l’élimination, samedi soir, au Madison Square Garden. Julien a confiance de voir ses joueurs y parvenir.

«Si je n’avais pas confiance en eux, je n’aurais pas d’affaire ici, a-t-il déclaré. Je crois en cette équipe parce qu’elle a démontré du caractère en revenant de l’arrière à plusieurs occasions.»

Toutefois, Julien a reconnu qu’il aura besoin d’une contribution plus soutenue de certains de ses hommes pour espérer renverser la vapeur.

«On aura besoin de plus de certains. C’est le temps pour certains d’élever leur jeu et de démontrer le désir de faire mieux», a-t-il soutenu, sans identifier personne. En retard 2-3, tu ne peux pas être satisfait. Tu sais que tu dois en faire plus et j’espère que ce sera le cas.»

La pression sur les Rangers, vraiment?

Sauf que la tâche s’annonce colossale. Près de 80 % des équipes qui mènent, 3-2 dans une série ont éventuellement éliminé leurs adversaires.

De plus, depuis 2014, les Rangers affichent un dossier de 11 gains contre cinq revers dans les matchs cinq à sept d’une série. Ils misent également sur plusieurs joueurs expérimentés, eux qui dominent toutes les formations de l’Association de l’Est avec 86 matchs de séries éliminatoires depuis 2012.

Ce qui n’a pas empêché Julien d’y aller d’une affirmation qui sonne toujours très étrange.

«Ils ont maintenant la pression de terminer la série chez eux.»

On a beau dire que la quatrième victoire est toujours la plus difficile à remporter, il ne faudrait tout de même pas charrier.