Top 10 des séries

Les meilleurs entraîneurs en séries éliminatoires

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Dans ce prochain Top 10 présenté par Vidéotron, l’équipe de TVA Sports s’est penchée sur les meilleurs entraîneurs de l’histoire de la LNH en séries éliminatoires. Certains candidats se distinguent facilement des autres (dont un entraîneur présentement actif), tandis que d’autres ont réussi à se faufiler dans les dix premiers en raison de facteurs clés qui les distinguent d’autres très bons candidats. Allons-y en commençant par la fin...

10) Pat Burns

Le regretté Burns n’a peut-être pas été en mesure de soulever la Coupe Stanley avec les Canadiens (il avait passé très près en 1989 face aux Flames à sa première saison à Montréal), mais il marqué la LNH, autant en saison régulière qu’au printemps. Gagnant de la Coupe Stanley en 2003 chez les Devils du New Jersey à sa première saison derrière le banc, Burns se retrouve au 12e rang dans l’histoire pour les victoires en séries avec 78. L’intimidant Burns avait réussi à amener les Maple Leafs de Toronto à deux finales de conférence de suite en 1993 et 1994, un exploit considérant les insuccès légendaires des Torontois en séries.

9) Pat Quinn

De Pat Burns, on passe à Pat Quinn! L’ancien défenseur devenu entraîneur est le seul de notre palmarès à ne pas avoir soulevé la Coupe Stanley en tant qu’entraîneur-chef. Ça n’enlève absolument rien au rendement de Quinn à la barre de ses équipes en séries. Il se retrouve au 6e rang dans l’histoire pour les victoires avec 94. En 20 ans derrière le banc de cinq formations de la LNH (Philadelphie, Los Angeles, Vancouver, Toronto et Edmonton), il n’a raté les séries qu’à 4 occasions, ce qui est assez exceptionnel considérant la parité dans la LNH. Sa longévité derrière le banc des Leafs avec lesquels il revendique 39 victoires en séries derrière le banc est remarquable.

8) Punch Imlach

Il est étonnant de constater que les trois derniers entraîneurs à se frayer un chemin dans notre classement ont tous un lien important avec les Maple Leafs de Toronto. Punch Imlach est l’entraîneur le plus titré de l’histoire de l’équipe avec 4 conquêtes de la Coupe Stanley, dont la dernière en 1967. La majorité des observateurs de la LNH le considère comme le meilleur entraîneur de l’histoire de la franchise en raison de ses championnats. Ne nous arrêtons pas au nombre de victoires d’Imlach en séries (29) car il dirigeait à l’époque où huit victoires seulement permettaient de lever la Coupe. En 12 saisons chez les Maple Leafs, lors de deux séjours différents entrecoupés d’un court passage chez les Sabres de Buffalo, Imlach a participé à la grande finale à huit occasions.

7) Glen Sather

Glen Sather n’a certainement pas connu le succès attendu chez les Rangers de New York comme entraîneur-chef et directeur général mais on ne pourra jamais lui enlever ses succès à la barre de la dynastie des Oilers d’Edmonton dans les années 1980. Mené par le grand Wayne Gretzky, les Oilers ont établi le standard d’une super puissance et Sather en a récolté les bénéfices. Ses 4 coupes Stanley le placent au 4e rang de l’histoire à ce chapitre et il occupe la 7e place chez les victoires avec 89. Sather n’aura raté les séries qu’une seule fois à la barre des Oilers, soit lors de sa dernière année là-bas en 1994. Pas mal!

6) Jack Adams

Peu de gens connaissent Jack Adams, l’entraîneur-chef. C’est pourtant en son honneur qu’on a nommé le trophée remis au meilleur entraîneur à chaque année dans la LNH. Adams a d’abord bourlingué un peu partout au Canada comme joueur dès 1914. Dans la LNH, il a évolué chez les Arenas de Toronto, les Millionaires de Vancouver, les St. Patrick’s de Toronto puis les Sénateurs d’Ottawa à sa dernière saison en 1927. C’est cependant chez nos voisins du sud qu’il a fait sa marque comme entraîneur-chef des Red Wings de Detroit de 1928 à 1947, sans interruption. Il a remporté 3 championnats comme entraîneur des Wings et un total de 52 victoires en séries éliminatoires. La LNH lui a rendu l’hommage ultime en dévoilant un trophée à son nom au terme de la saison 1973-1974 après l’avoir déjà intronisé au panthéon du hockey en 1959.

5) Dick Irvin

C’est sans surprise que vous retrouverez trois anciens entraîneurs des Canadiens dans notre Top 5. Dick Irvin a non seulement été un excellent joueur lors des premières années de la LNH, mais c’est surtout comme entraîneur des Maple Leafs et du Tricolore qu’il a bâti sa renommée. Avec 4 conquêtes de la Coupe Stanley (à Toronto en 1932, puis chez les Canadiens en 1944, 1946 et 1953), Irvin se classe au 4e rang à ce chapitre dans l’histoire du circuit. Réputé pour avoir été un entraîneur extrêmement exigeant et ne détestant pas le jeu rude, Irvin a été à la tête des équipes dominantes menées par Maurice Richard dans les années 1940. Irvin s’est retiré après une saison à la barre des Blackhawks de Chicago en 1956 en raison d’un cancer des os. Il est décédé quelques mois plus tard.

4) Joel Quenneville

Nous faisons un saut directement dans l’histoire récente de la LNH en conférant notre quatrième rang à Joel Quenneville. Toujours actif et à la barre d’une véritable dynastie à Chicago, Quenneville pourrait se retirer un jour comme le plus grand entraîneur de l’histoire de la LNH en séries. Bien qu’encore loin de la retraite, le natif de Windsor en Ontario compte déjà 118 victoires en carrière en séries éliminatoires, ce qui le place au 3e rang de l’histoire. À son premier arrêt comme entraîneur dans la LNH, Quenneville a connu passablement de succès à St-Louis sans réussir à amener son équipe à un championnat. Après un court arrêt avec des résultats mitigés au Colorado, c’est à Chicago que Quenneville a écrit sa légende. Trois Coupe Stanley en six ans, dans une ère où la parité règne en maître, il s’agit d’un impressionnant palmarès.

3) Hector «Toe» Blake

Hector Blake est un nom mythique associé pour toujours à la glorieuse histoire des Canadiens de Montréal. Non seulement en raison de son surnom, Toe, donné par sa jeune sœur incapable de bien prononcer son nom à l’enfance, mais aussi par son passé de joueur gagnant de trois Coupe Stanley puis celui d’entraîneur de l’équipe lors de l’incroyable épopée à la fin des années 1950. Blake a été associé aux Canadiens pendant 33 ans, dont 13 années consécutives comme entraîneur-chef. Ses huit championnats comme entraîneur, dont 5 de suite entre 1956 et 1960 font de lui un incontournable dans notre palmarès. Blake s’est retiré avec le gros trophée au bout des bras en 1968. Bref, tout s’est terminé comme ça avait commencé, avec une Coupe Stanley.

2) Alger «Al» Arbour

Si Toe Blake sera pour toujours associé à l’organisation des Canadiens, bien Al Arbour lui sera pour toujours un membre en règle des Islanders de New York. Gagnant de 4 Coupe Stanley de suite à Uniondale dans les années 1980, Arbour a marqué l’histoire de la LNH pour sa longévité derrière le banc et ses succès en séries. Après sa retraite en 1986, Arbour avait accepté un poste comme vice-président au développement des joueurs. Les Islanders n’ont pas hésité à refaire appel à lui après des résultats mitigés sur la glace pour relancer l’équipe en 1988. Arbour, c’est 123 victoires en carrière en séries, et 4 gros trophées. Le 3 novembre 2007, à la demande de l’entraîneur Ted Nolan, Arbour avait dirigé les Islanders pour une 1500e fois, devenant à 75 ans le plus vieil entraîneur à avoir dirigé un match dans la LNH. Il est aussi le seul à avoir dirigé une équipe pour 1500 matchs dans l’histoire du circuit.

1) Scotty Bowman

Bowman est le plus grand entraîneur de l’histoire de la LNH et ce, dans toutes les catégories importantes, que ce soit les victoires en saison régulière ou en séries. Il serait aussi surprenant que son record de neuf conquêtes de la Coupe Stanley soit battu un jour. Ce qui distingue Bowman, c’est le succès qu’il est allé chercher avec cinq équipes différentes. Un entraîneur dur, certes, mais c’est toujours avec grand respect que ses anciens joueurs parlent de lui encore aujourd’hui. À St-Louis, il avait conduit la formation de l’expansion à trois finales de suite sans réussir à soulever le trophée. Il a par la suite remporté cinq championnats à Montréal, dont quatre de suite entre 1976 et 1979. Les villes de Buffalo, Pittsburgh et Detroit ont tous pu profiter de l’expertise de Bowman derrière le banc. L’année 2002, sa dernière derrière le banc des Red Wings, a été marquée par une autre conquête de la Coupe Stanley. Que dire de plus? Bowman est le plus grand.