Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Boxe

Shakeel Phinn : un nom à retenir

Shakeel Phinn : un nom à retenir

Bernard Barré

Publié 26 mars
Mis à jour 26 mars

Dans la carrière d’un boxeur, il y a plusieurs premières significatives. Que ça soit le premier combat, la première victoire, peut-être par K-O., le premier titre mineur et éventuellement majeur, la première bourse importante qui change une vie (pour la majorité, elle ne viendra jamais), la première apparition à la télévision, le summum étant les réseaux américains comme Showtime ou HBO.

Jeudi prochain, au Casino de Montréal, Shakell Phinn (12-1-0, 8 kO), de Brossard, se produira en finale pour la première fois de sa carrière, au plus grand plaisir de ses partisans de plus en plus nombreux.

Surnommé le camion-remorque jamaïcain («The Jamaïcain Juggernaut»), Phinn avait été décevant le 4 avril 2015 au Colisée Pepsi de la ville de Québec, en subissant sa seule défaite en carrière par décision, contre un adversaire plus que modeste.

Mais il vient de signer 11 victoires consécutives.  Sa plus impressionnante est, sans aucun doute, celle sur le Français Mehdi Madani (13-7-1), qui est sorti sur une civière à une seconde de la fin du combat.

La remorque lui a passé dessus en laissant des traces.

Son prochain adversaire sera Josue «El Guerrero de la 94» Aguilar. Ce dernier possède une fiche comparable (12-1-3,7 KO), sa dernière défaite remontant à 2012.

Son surnom vient de son lieu de résidence, soit la 94e rue à Cancun, une rue à éviter lors de vos vacances! 

Le ring de son gymnase est surnommé la boîte à sardines, tellement il est petit. Il n’y aura donc pas de surprise de voir un camion remorque foncé vers lui dès le début du combat. Le style classique du fin technicien boxeur, «no se» il ne le connait pas, du moins, c’est ce qu’il nous dirait, probablement avec un sourire.

Comme le proverbe le dit si bien : «Tu n’as jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression.»

Première finale, premier succès ? Nous aurons la réponse jeudi soir!

Un texte de Bernard Barré