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Boxe

Onde de choc chez les meilleurs boxeurs de la planète

Onde de choc chez les meilleurs boxeurs de la planète

Bernard Barré

Publié 20 mars
Mis à jour 20 mars

Samedi soir dernier, au Madison Square Garden de New York, les deux meilleurs boxeurs de la planète en ont vu de toutes les couleurs!

Roman Gonzalez du Nicaragua (46-1-0, 38 K.-O.) a subi sa première défaite et, par le fait même, son titre WBC des poids mouches contre l’acharné Thaïlandais Srisaket Sor Rungvisai (41-4-1, 38 K.-O.) par décision majoritaire.

Dans un combat où les coups semblaient sortir de deux mitraillettes chargées à bloc, le négligé a fait le bonheur total des parieurs qui ont cru en lui. Boxeur gaucher dans une forme exceptionnelle, il a répliqué coup pour coup à la machine infernale qu’est le boxeur nicaraguayen surnommé «Chocolatito».

La chute au tapis de ce dernier au premier round ainsi qu'une vilaine coupure au visage en début de combat, qui lui a fait perdre sa concentration à quelques reprises, ont pesé lourd dans la balance. De plus, son ascension chez les super mouches l’an passé, semble le désavantager physiquement.

Le record des ex-champions du monde Rocky Marciano et Floyd Mayweather de quarante-neuf victoires en autant de combats est maintenant sécurisé.

Quant à Gennady Golovkin (37-0-0, 33 K.-O.) mieux connu des amateurs par son surnom «GGG», il a fait affaire à un survivant du cancer, l’Américain Daniel Jacobs (32-2-0, 29 K.-O.), alias «The Miracle Man», qui s’est transformé en un virus indomptable pendant 12 rounds.

Même la chute au tapis de ce dernier, sur une combinaison de deux directs du droit en pleine poire au quatrième round, n'a pas joué sur sa confiance et sa détermination. Ce qui est tout à son honneur! Plusieurs auraient levé le drapeau blanc.

Jamais Golovkin n’avait été aussi inquiété de toute sa carrière, lui qui était en quête d’une vingt-quatrième victoire de suite par K.-O. dont les dix-sept dernières en combat de championnat du monde. Non, je n’ai pas fait d’erreur. Hallucinant!

La décision, même unanime, commande une revanche, qu’aucun amateur de boxe ne voudra manquer.

Une heure du matin, c’est tard pour terminer une finale, mais tous ceux qui ont suivi ce combat, ont gardé les yeux bien ouverts et retenu leur souffle, lors de l’annonce de la décision.

On veut une suite, c’est trop bon. Et puis non, deux suites!

(Un texte de Bernard Barré)