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«Nous avons été la meilleure équipe» - Claude Julien

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Un week-end parfait, dans un moment aussi crucial de la saison, ne peut qu’être bénéfique pour la confiance.

Après avoir vu ses hommes venir à bout de peine et de misère des Sénateurs, samedi, Claude Julien les a vus survoler ce deuxième affrontement.

«Pour la majeure partie de la rencontre, nous avons été la meilleure équipe», a déclaré l’entraîneur au terme de sa 10e victoire à la barre du Canadien.

«Nous ne nous sommes pas assis sur la victoire d’hier (samedi). Nous l’avons mise de côté, nous sommes arrivés ici bien préparés et nous avons fait le travail.»

Paul Byron a eu plus que son mot à dire dans ces deux triomphes. Son implication constante fait que, mine de rien, le rapide attaquant a réussi à atteindre le plateau des 20 buts.

«Paul fait son chemin. C’est un bon patineur et il n’a peur de rien. Il va dans les coins, il remporte les courses pour la rondelle. Il joue avec beaucoup de confiance. Un marqueur de 20 buts, c’est toujours un bon joueur dans la LNH. Il y a de la place pour les plus petits joueurs. Seulement, il faut bien les entourer», a louangé Julien.

Pas la fin du monde

En raison de ses deux gains, le Tricolore a maintenant quatre points de priorité sur les Sénateurs au sommet de la section Atlantique. Conscient qu’une mauvaise fin de semaine aurait grandement changé la donne dans la course aux séries éliminatoires, Julien s’était assuré de ne pas imposer de pression supplémentaire à ses joueurs.

«Ce n’était pas la fin du monde, mais c’était un week-end important, a-t-il soutenu. Les deux formations en étaient bien conscientes. Chacune voulait avoir le dessus sur l’autre. En plus, on ne sait jamais si on aura à s’affronter de nouveau.»

Julien faisait bien sûr référence à un possible affrontement en séries éliminatoires (deuxième tour). Ce qui est certain, c’est que les deux équipes croiseront le fer de nouveau samedi, à Montréal.

Sur plusieurs fronts

Par ailleurs, les deux matchs du week-end ont permis aux trios de Phillip Danault et de Tomas Plekanec de contribuer offensivement.

Sans doute un grand soulagement pour l’entraîneur-chef à 10 matchs des séries éliminatoires.

«À ce stade-ci de la saison, c’est important de pouvoir se fier à plusieurs joueurs. Ça fait plus de joueurs à surveiller. Même à la défense, on a eu la contribution de (Jordie) Benn et de (Nathan) Beaulieu, a mentionné Julien. C’est bon de voir ces choses-là arriver.»

Le Emelin des beaux jours

Parlant des arrières, Julien a affirmé avoir aimé la réponse de Beaulieu et d’Alexeï Emelin à la suite de leur retrait de la formation. Auteur d’un but et d’une passe, Beaulieu a connu deux bonnes rencontres. Il a limité les risques en se contentant d’effectuer des jeux simples. Quant à Emelin, il a paru plus confiant qu’à ses derniers matchs. Dimanche soir, il a distribué cinq mises en échec.

«On a revu le Emelin qu’on connaît, a souligné Julien souhaitant tout de même rappeler un fait.

«Je l’ai dit auparavant. Ils n’ont pas été retranchés parce qu’ils jouaient mal. Ils l’ont été parce qu’on a beaucoup de profondeur et que l’on veut que tout le monde soit prêt.»