Ski et planche

«Ma meilleure saison en carrière» – Alex Harvey

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«C’est ma meilleure saison en carrière et de loin.»

Au bout de 28 épreuves et quatre mois d’un contrat amorcé en Europe, c’est sur «ses» plaines d’Abraham que Harvey a signé sa carte de membre d’un club sélect du ski de fond en confirmant sa troisième place au classement général de la Coupe du monde. Il réalise cette marque pour la deuxième fois de sa carrière après l’avoir fait en 2014.

Sa liste d’épicerie de la saison en atteste: médaillé d’or au 50 km des Championnats du monde, deux victoires, une troisième place et 14 top 10 en Coupe du monde, ce troisième rang au cumulatif et le deuxième au total des épreuves de distance.

«La meilleure saison de sa vie. L’année prochaine, ça laisse présager de beaux Jeux olympiques, peut-être. C’est motivant pour les Jeux, en tout cas», a tenté de résumer son entraîneur Louis Bouchard.

«Le but, c’est de répéter ça l’an prochain», a émis l’athlète de 28 ans, qui a nous a fait comprendre en bon Québécois qu’un troisième rang au général révèle sa valeur réelle sur le marché mondial.

«Oui, c’est comme ça que ça marche. Ça ressemble pas mal à ça», dit-il.

«C’est une moyenne de beaucoup d’épreuves. Ça veut dire gros. À 28 ans», martèle Bouchard.

Souvenir inoubliable

Si la retraite évoquée au terme de la saison 2018-2019 se confirme, ce minitour était la dernière occasion pour l’athlète de Saint-Ferréol de se produire sur son territoire. Si ça s’avère, la course de dimanche à elle seule meublera ses souvenirs de carrière.

«C’était “tripant” tout le long de la course, pas juste pour le résultat», a-t-il dit à propos de sa journée, sans pouvoir la comparer à celle du 4 mars dernier, lorsqu’il a remporté le 50 km des mondiaux.

«Dès le départ, je voyais qu’on prenait des secondes sur Klaebo vraiment rapidement, alors le podium était presque déjà garanti après un tour. Ça, c’était un feeling que tu vis rarement dans notre sport parce que tu ne sais pas dans les derniers 100 mètres (d’une course) si tu vas réussir à être sur le podium. C’était cool de savoir que j’allais être capable de faire vivre aux gens un autre bon résultat et que je jouais pour la gagner aussi.»

Le père confirme !

Dans les célébrations du jour, une voix s’est fait entendre pour confirmer l’appartenance du skieur québécois à l’élite mondiale: celle de son célèbre père. L’évaluation de Pierre Harvey comporte le sceau de la crédibilité dans les circonstances.

«Il gagne un sprint (vendredi) et il avait gagné un 50 km deux semaines auparavant. C’est l’un des trois meilleurs skieurs au monde, c’est sûr.»