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Impact: un point qui ne masque pas tout

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En revenant de l’arrière pour soutirer un verdict nul de 1-1 au New York City FC, l’Impact s’en est tiré à bon compte, samedi.

La troupe de Mauro Biello a disputé une très bonne seconde demie qui lui a permis de revenir dans le match.

Mais il ne faut pas oublier qu’elle aurait très bien pu laisser les New-yorkais filer avec la victoire dans les 45 premières si ceux-ci n’avaient pas été si maladroits autour du filet d’Evan Bush.

N’empêche qu’il s’agit d’un gros point acquis contre un adversaire dangereux et ça, Biello et ses hommes vont le prendre volontiers.

«Il y a probablement des choses qu’on aurait pu mieux exécuter avant leur but, mais en fin de compte ils ont été assez chanceux», a d’ailleurs soutenu Bush après la rencontre.

Pas propre

«En première demie, ce n’était pas aussi propre qu’on l’aurait voulu», a reconnu Chris Duvall, qui n’a pas été aussi solide qu’il l’aurait souhaité.

De l’autre côté de la défense, Ambroise Oyongo a été dominé par Jack Harrison.

Au centre, Laurent Ciman a retrouvé sa superbe de général. Vendredi, on avait annoncé qu’il était appelé par la sélection belge pour deux matchs cette semaine. Y a-t-il une relation de cause à effet?

Toujours est-il que Ciman a été moins fébrile et qu’il a bien dirigé ses coéquipiers.

Essentiel

La prise d’un point au minimum était essentielle pour l’Impact sur le petit terrain du Yankee Stadium.

Sans victoire à ses deux premiers matchs de la saison, le Bleu-blanc-noir se devait d’amorcer sa séquence de trois rencontres à l’étranger de façon positive.

C’est en quelque sorte ce qu’il a fait avec ce verdict nul qui avait un petit arrière-goût de victoire.

Il fallait aborder la pause du prochain week-end sur une note positive.

Pas parfait

Le portrait n’est cependant pas parfait puisque l’Impact n’a récolté que deux points sur une possibilité de neuf jusqu’à maintenant et n’a toujours pas remporté un match.

La situation n’est évidemment pas catastrophique, mais l’Impact se rendra maintenant à Chicago et à Los Angeles avant de revenir à domicile contre le surprenant Atlanta United lors de l’ouverture printanière du Stade Saputo, le 15 avril prochain.

Bref, les trois prochaines rencontres ne seront pas de tout repos.

Mauro Biello et ses hommes vont devoir continuer d’améliorer leur pressing sans le ballon, ce qui a mieux fonctionné dans les 45 dernières minutes, samedi.

Solide le capitaine

Il faut revenir sur la performance de Patrice Bernier, qui malgré ses 38 ans, a été dominant dans la rencontre, se permettant même un sombrero aux dépens d’Andrea Pirlo.

Le capitaine est présentement le meilleur passeur de la MLS avec une passe décisive sur chacun des trois buts de l’Impact cette saison, dont une brillante passe vers Dominic Oduro lors du but égalisateur contre le NYCFC.

«J’ai une connexion avec Patrice, a lancé Oduro. C’est le genre de jeu qu’on pratique souvent à l’entraînement et je sais quand partir sur sa passe.»

Dire qu’il ne lui reste que quelques mois à porter le maillot bleu-blanc-noir...