Ski et planche

Klaebo dans la mire de Harvey

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Un lapin plutôt costaud aura une meute de loups à ses trousses dimanche sur les plaines d’Abraham et Alex Harvey se propose comme l’un des principaux prédateurs.

La proie s’appellera Johannes Hoesflot Klaebo. En vertu de son premier rang après deux épreuves de ce minitour de Québec, le Norvégien s’engagera dans la poursuite de 15 km en style libre avec, dans son rétroviseur, son compatriote Niklas Dyrhaug et Harvey, qui s’élanceront respectivement 22,8 et 23,3 secondes plus tard.

Le premier homme qui entrera à la banque remportera ces finales de la Coupe du monde et le chèque de 45 000 $ venant avec.

«C’est du stock, mais je pense que c’est possible. Lui, il va être seul à l’avant et on va voir comment il se sent, mais moi, je pars avec l’intention de le rattraper, c’est sûr», a projeté Harvey sans avoir besoin de nous convaincre.

«L’idéal serait peut-être d’être 10 secondes derrière, mais j’aime mieux chasser que d’être premier à l’avant», dit-il.

Complot norvégien

Un Norvégien devant, un autre à ses côtés, et même deux de plus dans leur sillon en Finn Haagen Krogh (+ 34 s) et Sindre Skar (+49 s), le Québec s’annonce en minorité.

«Je ne pense pas que Dyrhaug va m’aider à chasser. C’est un de ses coéqui¬piers à l’avant, alors ça va être à moi de le ramener», croit Harvey.

«C’est une journée qui s’annonce intéressante avec Alex et moi qui partirons ensemble. Ce sera dans notre intérêt de bien travailler ensemble. De cette façon, j’espère que nous pourrons rejoindre Johannes et après, on verra. Peut-être que ça va se transformer en une nouvelle fin au sprint comme aujourd’hui (samedi)», projetait Dyrhaug.

Klaebo mystérieux

Et Klaebo, lui? Difficile de fouiller dans sa tête et de prévoir quelle sorte de balade du dimanche il entend s’offrir sur les plaines.

«Je ne sais vraiment pas, a-t-il répondu après la cérémonie du podium. Je pense d’abord à aller me reposer pour mieux me préparer. Vingt-trois secondes, c’est très peu. Je pense que je devrai “ouvrir” un peu plus lentement et espérer qu’on sera trois personnes à travailler ensemble.»

Le style libre de cette poursuite convient mieux au skieur de Saint-Ferréol. Il pourra également profiter du privilège de se produire dans son propre théâtre pour réaliser ce qu’il n’a jamais réussi dans sa carrière, soit enlever un bloc de courses comme celui de Québec identifié comme l’un des tours de la saison. À Falun, en mars 2014, il avait terminé deuxième à cinq secondes du Norvégien Martin Johnsrud Sundby.

«La foule va m’aider, c’est sûr. Quand ça fait mal, ça permet de pousser encore plus.»