Ski et planche

En admiration devant Harvey et son sport

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Lorsque Québecor a décidé de s’associer avec Alex Harvey, en 2011, l’entreprise médiatique savait qu’elle se liait à une étoile montante. Six ans plus tard, l’étoile de l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges brille plus que jamais sur la planète ski de fond, au grand plaisir de Pierre Karl Péladeau qui se régale à chacune de ses courses.

Comme la veille, le président et chef de la direction de Québecor figurait parmi les milliers de spectateurs attentifs sur les plaines d’Abraham pour suivre les exploits du nouveau héros national.

Posté à l’aire d’arrivée, M. Péladeau était aux premières loges pour vivre les derniers moments du 15 km où Harvey a terminé au pied du podium. Après s’être livré à de multiples entrevues, Harvey a étreint l’ancien chef du Parti québécois sous les cris de la foule.

Le grand patron de Québecor est tombé sous le charme du fondeur de 28 ans dès que l’entreprise a commencé à l’épauler dans sa carrière.

«Je ne dis pas que nous sommes des amis, mais Alex et moi communiquons fréquemment ensemble. Alex a une personnalité tellement agréable et accessible. Il ne se prend pas pour un autre», a souligné en entrevue M. Péladeau, qui n’avait jamais été témoin d’épreuves de la Coupe du monde par le passé.

Des fleurs pour un champion

Lui-même un grand amoureux de ski de fond, l’homme d’affaires n’a pas hésité une seconde à embarquer dans l’aventure Harvey. Il faut dire que son titre mondial des moins de 23 ans et son sacre aux championnats du monde, à relais, lui offraient d’alléchants arguments de vente à l’époque. C’est encore plus vrai maintenant.

«La question n’était pas nécessairement si Alex allait devenir un champion, mais c’était aussi le message qu’Alex était en mesure de porter, d’être un athlète très talentueux qui a plein d’énergie qu’il déploie dans son sport. Il est l’illustration de l’effort et, en ce sens, c’est un très beau message, et ça tombe que c’est un champion», a ajouté M. Péladeau.

Performance « remarquable »

N’empêche que les succès de Harvey en étonnent plusieurs, à commencer par l’un de ses plus grands partisans.

«Ce n’est pas l’objectif ultime, mais on ne peut qu’être heureux de ses performances et de ses victoires. J’avoue que c’est étonnant [qu’il soit aussi bon]. On a pu le constater dans la course. Quand les équipes se sont regroupées, Alex était entouré par huit Norvégiens à un moment. Ils s’entraidaient, mais lui, il était seul. Il n’avait personne pour lui donner un coup de main et c’est la raison pour laquelle sa performance est d’autant plus remarquable aujourd’hui.»

Synonyme d’hiver

Vantant le site des plaines d’Abraham et Gestev pour avoir frappé en relève avec succès pour l’organisation de ces finales après que la Russie s’est désistée à les accueillir en raison du scandale de dopage qui a éclaboussé le pays, M. Péladeau a exprimé toute son admiration envers la discipline.

«Avant de faire de la politique, je faisais du ski de fond régulièrement. Je trouve que c’est un sport qui tient en forme et qui salue l’hiver. Je n’ai rien contre les gens qui s’en vont en Floride durant l’hiver, mais je pense que c’est notre plus belle saison et c’est quelque chose de singulier. Ça vient me toucher énormément», a-t-il raconté.