Crédit : Ben Pelosse / JdeM

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Canadiens-Sénateurs: d’une importance capitale

Canadiens-Sénateurs: d’une importance capitale

Louis Jean

Publié 18 mars
Mis à jour 18 mars

Cruciaux. D’une importance capitale. Monumentaux. Voilà comment on peut décrire les trois matchs Canadiens-Sénateurs au cours de la prochaine semaine. Ces affrontements pourraient fort bien déterminer qui terminera au premier rang de la division Atlantique.

Jusqu'à présent, cette saison, les Sens ont eu l’avantage face à Montréal en remportant les deux rencontres – quoique par l’écart d’un but seulement dans les deux cas. Ce ne sont pas les raisons qui manquent pour les Sénateurs de vouloir envoyer un message clair à leurs rivaux ce weekend.

Il n’y a aucun doute que les Sénateurs ont toujours eu un complexe d’infériorité face à Montréal. On a qu’à regarder dans les gradins. Ce soir, il y aura probablement autant de chandails Bleu-Blanc-Rouge au Centre Canadian Tire que de dossards de l’équipe locale. Les joueurs le savent et sont habitués à cette réalité, mais ça ne veut pas dire qu’ils l’apprécient. Ils veulent prouver qu’ils sont meilleurs que l’équipe qui, historiquement, mais aussi depuis le début de la saison, les devance au classement. Voilà la première raison.

La deuxième? L’élimination en séries en 2015. Rappelez-vous il y a deux saisons, Andrew Hammond avait connu une séquence sans défaite en temps réglementaire absolument ridicule. On l’avait surnommé le Hamburglar. Les Sénateurs étaient l’équipe Cendrillon en séries éliminatoires, l’équipe que tout le monde craignait le plus. Toutefois, leur saison a pris fin abruptement face à Carey Price et les Canadiens. Même s’il y a eu beaucoup de changements de personnel depuis pour les deux organisations, cette élimination laisse encore un goût amer pour plusieurs.

Autre source de motivation? La fierté. Plusieurs membres des Sénateurs ont soit porté les couleurs ou travaillé pour le Tricolore dans le passé. À commencer par le directeur général, Pierre Dorion. Dorion a fait partie de l’organisation pendant 11 ans. Mais Dorion n’est pas le seul à avoir un lien avec le CH. Ce sont les Canadiens qui ont donné à Guy Boucher sa première chance dans le hockey professionnel. Boucher avait très bien fait avec les Bulldogs, le club-école, avant de se joindre au Lightning de Tampa Bay. Son adjoint, Martin Raymond, a aussi passé une saison à Hamilton.

John Forget est moins connu. Il était le gérant de l’équipement de Bulldogs avant d’être remercié il y a quelques saisons. Depuis deux ans, il travaille pour les Sénateurs. Sur la glace, Tom Pyatt a donné ses premiers coups de patin dans la LNH avec le CH. Il faisait partie de la transaction impliquant Scott Gomez et Ryan McDonagh, mais n’aura joué que 126 matchs au total en deux saisons à Montréal.

On ne peut oublier Mike Condon qui a fait un travail colossal en relève de Carey Price l’an dernier. Lorsque Marc Bergevin a offert un contrat à Al Montoya au cours de l’été, il était clair que les jours de Condon étaient comptés. Le natif du Massachusetts est extrêmement reconnaissant de la chance que lui ont donnée les Canadiens, mais en même temps il est compétitif et veut démontrer qu’ils se sont trompés.

Certaines de ces personnes ont quitté de leur propre chef, d’autres ont été congédiés. Il n’y a aucun doute que l’enjeu au classement prime. Personne ne mettra ses intérêts personnels avant l’équipe. Mais comme vous pouvez le voir, la rivalité entre les Canadiens et les Sénateurs va bien au-delà de ce qu’on peut voir sur la glace. Les deux équipes ne s’aiment pas, ça, on le sait. Cependant, les Sénateurs ont l’impression qu’ils ont des choses à prouver. Ce qui rendra les trois prochains matchs encore plus captivants.