Entrainement public de Eric Martel Bahoeli, Place Fleur de Lys, Quebec, 18 fevrier 2017. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Boxe

Dernier combat pour Éric Martel-Bahoeli

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S’il est vrai qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, alors Éric Martel-Bahoeli est parfaitement sain d’esprit. Après avoir annoncé sa retraite de la boxe le 24 février dernier, le pugiliste québécois a pris la décision de mettre les gants pour une dernière fois, en Côte d’Ivoire, au mois de juillet.

Celui qui travaille depuis plusieurs mois sur un projet humanitaire dans son pays d’origine en compagnie de son cousin Alexandre Alcomar a quelque peu révisé ses plans depuis sa défaite face à Adam Braidwood au Centre Vidéotron.

«J’aimerais finir ma carrière avec une victoire, a-t-il reconnu jeudi. Ce ne serait pas un combat contre un adversaire de haut niveau. Je veux finir ça comme il faut. Là-bas, ça pourra aussi me donner l’opportunité de continuer à travailler avec eux. Pour finir ma carrière, ça pourrait être un bon plan.»

Il faut d’ailleurs rappeler que le projet a obtenu l’appui du président de l’Assemblée nationale du pays, Guillaume Soro, et qu’Alcomar s’y rendra le 26 mars afin de tout mettre en place.

Découvrir des talents

Cette initiative aura pour but de faire découvrir la boxe aux Ivoiriens et de leur offrir une autre possibilité que le soccer, le sport le plus populaire du pays.

«Ce serait donc logique, pour moi, de faire un dernier combat.»

Dans un scénario idéal, le poids lourd de Québec aimerait inciter certains jeunes Ivoiriens à tenter leur chance dans la boxe, et peut-être même à venir s’entraîner ici, au Québec.

«Avec l’aide du gouvernement ivoirien, on pourrait les amener ici et leur faire des plans d’entraînement. Il y a des gars, là-bas, qui ont un potentiel incroyable, mais, souvent, ils ne sont pas entraînés adéquatement. Souvent, même, ils n’ont pas d’entraîneur», raconte-t-il.