Crédit : PHOTO COURTOISIE/Vincent Ethier / Eye of the Tiger Management

Boxe

«Je suis prêt à affronter les meilleurs» - David Lemieux

Publié | Mis à jour

Avec sa performance de samedi, David Lemieux souhaitait envoyer un message à ses promoteurs, mais aussi à l’ensemble des boxeurs de la division des 160 lb. Il a été en mesure de le faire avec un point d’exclamation en prime.

Durant la semaine de l’affrontement, les dirigeants de Golden Boy, le partenaire américain d’Eye of the Tiger, avaient appliqué une certaine pression sur Lemieux en annonçant qu’il devait gagner avec éclat pour avoir droit à un méga combat à l’automne.

Le cogneur (37-3, 33 K.-O.) a sûrement comblé leurs attentes avec sa belle victoire. Maintenant, quelle est la prochaine cible de l’ancien champion?

«Comme je l’ai toujours dit, je veux toujours affronter les meilleurs, a souligné David Lemieux lors de la conférence de presse d’après-combat. Que ce soit Canelo Alvarez, B.J. Saunders ou pour une revanche avec Gennady Golovkin, je serai prêt.»

À l’heure actuelle, c’est Alvarez qui est le candidat le plus plausible, comme on l’a mentionné à plusieurs reprises depuis quelques mois. Si Golden Boy n’est pas capable de trouver les bons arguments pour convaincre Golovkin dans les prochaines semaines, la porte s’ouvrira pour le Québécois à l’automne.

Un adversaire qui plairait à son entraîneur

«À ce niveau, ce sont tous de gros dossiers, car ils sont tous étoffés, a indiqué Marc Ramsay. J’aime bien celui d’Alvarez parmi ceux qui pourraient se présenter sur la table. C’est une nouvelle approche.»

«C’est un immense défi, mais on pense que David a les outils pour le relever.»

Sinon, son promoteur Camille Estephan trouvera une façon de le garder actif afin d’éviter que la rouille s’installe chez son puissant boxeur.

Le fameux coup de poing

On se souviendra longtemps du knock-out de Lemieux. Ce fut foudroyant et un peu épeurant, à la limite.

Cette combinaison qui s’est terminée avec le crochet de gauche, le coup signature de Lemieux depuis le début de sa carrière, n’était pas improvisée. Le tout avait été préparé par le cogneur et son équipe pendant son camp d’entraînement.

«C’est quelque chose qu’on a pratiqué en gymnase, a indiqué Ramsay lors de plusieurs entrevues. On savait que Stevens utiliserait son crochet du gauche.»

«Quand il le fait, il baisse sa main droite. On avait demandé à David de placer sa droite en mettant son menton au creux de son épaule avant d’enchaîner avec son propre crochet du gauche.»

Un boxeur et son entraîneur peuvent répéter un coup précis des centaines de fois durant un camp sans être en mesure de l’utiliser lors du combat. Samedi, l’histoire fut différente et Stevens en a payé le prix.

Un duel de kamikazes comme prévu

Le duel Lemieux-Stevens a rempli ses promesses alors qu’il s’est terminé de façon spectaculaire.

«On savait que c’était le type d’affrontement où le premier qui allait faire mal à l’autre aurait de la difficulté à survivre pour le reste du combat, a analysé Ramsay. Lors des deux premiers assauts, David frappait, mais ses coups déviaient souvent sur une partie des gants de Stevens.»

«Lorsqu’on a pris notre adversaire hors garde pour la première fois, le combat s’est terminé. Je ne suis pas surpris par ce résultat.»

On peut également dire qu’on a assisté au «festival de la côte levée» durant ce court duel. Lemieux a atteint Stevens au corps à plusieurs reprises avant la scène finale.

«C’est la façon de procéder avec des boxeurs compacts comme Stevens. Et c’est un élément qui faisait partie de notre stratégie dès le départ.»