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Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Boxe

Le test de Junior Ulysse

Publié | Mis à jour

Il n’y a pas que David Lemieux qui sera impliqué dans un combat important en fin de semaine. Il y a aussi Junior Ulysse (12-0, 8 K.-O.) qui aura une belle occasion de montrer son talent alors qu’il se frottera à Zachary Ochoa (16-0, 7 K.-O.).

À première vue, on peut penser que le Québécois risque gros en se mesurant à un des plus beaux espoirs de Golden Boy, mais c’est une décision qui a été prise en équipe.

«On a eu besoin d’un temps de réflexion avec tous les intervenants, dont Stéphan Larouche, a expliqué l’entraîneur Rénald Boisvert. Pour ma part, j’ai examiné les performances d’Ochoa au cours de sa carrière et je crois que Junior a tous les outils pour venir à bout de lui.»

Utiliser ses forces

Il n’y a pas de doute qu’Ulysse a les habiletés techniques pour battre Ochoa et mettre la main sur la ceinture junior NABF des super-légers (140 légers).

Toutefois, le protégé d’InterBox devra utiliser tous ses atouts pour sortir du ring dans les bottines du vainqueur. Sa rapidité et son intensité seront ses clés.

S’il parvient à imposer le rythme du combat, il gagnera en confiance en ses moyens.

«S’il est dans de bonnes conditions, il va dominer le combat d’un bout à l’autre, a ajouté Boisvert. Il ne faut pas oublier que Junior a affronté des gars qui sont maintenant champion du monde lorsqu’ils étaient chez les amateurs.

Ce n’est pas le cas d’Ochoa qui n’a pas une feuille de route aussi éloquente.

Question d’assurance

On en sait un peu plus sur les raisons pour lesquelles Golden Boy a décidé de présenter sa carte de samedi au Casino Turning Stone plutôt qu’à New York.

En plus de pouvoir compter sur l’appui de son commanditaire majeur, la marque de bières Tecate, le promoteur américain n’était pas très chaud à l’idée de payer les frais d’assurances exigés par la Commission athlétique de New York.

Depuis quelques mois, celle-ci réclame la modique somme de 8700 $ par boxeur aux organisateurs d’une soirée de boxe. Si la carte comprend cinq combats, c’est près de 90 000 $ qui sort des poches des promoteurs.

À Verona, ce règlement n’est pas en vigueur puisque le casino est situé dans une réserve autochtone.