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Red Bull Crashed Ice

Ottawa passe le test du Red Bull Crashed Ice

Agence QMI / Roby St-Gelais 

Publié | Mis à jour

Malgré un froid glacial, des dizaines de milliers de curieux ont vibré au rythme des meilleurs patineurs extrêmes de la planète, samedi soir, aux abords des écluses du canal Rideau, à Ottawa, dans le cadre du Red Bull Crashed Ice.

Le Red Bull Crashed Ice d’Ottawa était présenté à TVA Sports 2.

Si la température a semblé ralentir les ardeurs des spectateurs massés sur le site historique entre le Parlement et l’hôtel du Château Laurier en début de soirée, l’ambiance est devenue plus électrique au fil de l’importance des descentes, nous replongeant dans une atmosphère comparable aux courses de Québec à certains moments.

Ce n’était pas parfait, mais la capitale fédérale a passé le test pour ce premier rendez-vous avec l’élite mondiale du ice cross downhill en marge du 150e anniversaire de la Confédération. Même le premier ministre canadien Justin Trudeau a effectué une saucette.

Les organisateurs ont laissé le soin à la police de dévoiler le nombre de spectateurs présents, ce qui n’avait toujours pas été fait au moment de mettre sous presse.

«Ottawa a passé le test, absolument, a assuré le président de Gestev, Patrice Drouin, qui supervisait la production. Quand le public répond comme ça, c’est un signe incroyable qu’il y a un futur ici éventuellement. Cela dit, il y a des choses qu’on pourrait améliorer pour la piste et pour l’accès du public. À Québec, on a fait évoluer l’environnement du site.»

Les rumeurs courent à l’effet que le grand cirque se déplacera à Edmonton, hôte de la finale en 2015, pour l’arrêt canadien de la saison, l’an prochain.

«Notre sentiment va au-delà de l'extase, a proclamé le directeur général d'Ottawa 2017, Guy Laflamme. J'entendais les gens dire que c'était l'équivalent de la fête du Canada, mais en hiver. L'image de ce soir (samedi) aura une portée extraordinaire pour Ottawa.»

Naasz couronné

C’est l’Américain Cameron Naasz qui a écrit l’histoire, deux fois plutôt qu’une. D’abord en enlevant avec brio cette édition inaugurale en sol ottavien et en conservant son titre de monarque de la discipline, une première depuis la création du Championnat du monde du Red Bull Crashed Ice.

Naasz a profité d’une violente chute dans le premier virage du Torontois Scott Croxall avec qui il a lutté toute la saison pour se diriger tout droit vers la victoire qui a été célébrée par un feu d’artifice en bordure de la rivière des Outaouais.

«Merci Ottawa, vous en avez fait un événement incroyable même s’il faisait froid, s’est exclamé le champion à la foule. Je vais célébrer avec mes amis et profiter du Canada. Quand j’ai entendu l’annonceur dire que Scott avait chuté, j’ai relaxé un peu. Je suis très heureux.»

Dean Moriarity, de Montréal, s’est emparé de la deuxième place.

«J’aime Québec qui met aussi sur pied tout un spectacle et c’est pourquoi j’espère qu’on continuera de retourner à Québec. Ottawa a aussi produit un bel événement, on ne peut pas se plaindre! La foule était incroyable, alors c’est comparable à Québec», a répondu le Montréalais à l’auteur de ces lignes.

Chez les femmes, en l’absence de la numéro un mondiale et de l’élimination en demi-finale de la Québécoise Myriam Trépanier, l’Ontarienne Jacqueline Legere a elle aussi conservé son trône. Maxie Plante, de Magog, et Elaine Topolnisky, de la Colombie-Britannique, ont complété le podium.

Un intérêt populaire

Un mélange de curiosité et d’intérêt se faisait sentir à travers la foule qui avait bravé le froid.

«Quand tu le vois à la télé, c’est quelque chose, mais de le voir en personne, c’est une autre histoire. C’est malade! C’est bon pour Ottawa d’accueillir un sport extrême comme ça», disait Patrick Boileau, venu avec quelques amis.

«Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre. Je veux juste m’amuser et en profiter. Honnêtement, je ne connais pas grand-chose sur ce sport. Mon coloc m’a convaincu de venir aujourd’hui en me montrant des images à la télévision», a renchéri Piers, un anglophone portant fièrement un chandail des Predators de Nashville. Ses copains arboraient aussi un chandail de hockey, question de rappeler de quel sport le patinage extrême tire ses origines.

Un premier titre junior décerné

Chez les juniors, le Finlandais Mirko Lahti a mis la main sur le premier Championnat du monde de la catégorie d’âge (16-21 ans) instauré cette saison, vendredi soir. Il s’en est toutefois fallu de peu pour que le Néo-Brunswickois Samuel Nadeau, deuxième, remporte les grands honneurs alors que le résultat s’est décidé au «photofinish». Joni Saarinen, lui aussi de la Finlande, est grimpé sur la dernière marche du podium.