Boxe

Éric Martel-Bahoéli victime d'un K.-O. percutant

Stéphane Cadorette / TVA Sports

Publié | Mis à jour

C’est la fin du parcours pour Éric Martel-Bahoéli. Au terme d’un violent combat de championnat du monde des poids lourds WBU, le boxeur de Québec n’a pas pris le temps de refroidir pour révéler une évidence: la retraite plutôt qu’une autre boucherie.

Mis K.-O. au cinquième ronde par le colosse Adam Braidwood après une bataille de rue qui a soulevé la foule, il n’a pu que constater les dégâts.

«Je peux vous dire que c’était mon dernier combat. Je prends ma retraite maintenant. Je suis content de ce que j’ai fait. Je vais essayer de donner la passion à d’autres, dans le coaching», a lancé sans détour le pugiliste de Québec, répétant à plusieurs reprises qu’il quittait «en paix».

Une décision mûrie

Pour Martel-Baohéli (11-7-1, 7 K.-O.), la décision n’a rien d’un coup de tête sous le coup de l’émotion.

«Le stress, je ne suis plus capable de vivre avec ça. Ça vient fermer les livres. Je n’ai jamais dit non à un combat. J’ai toujours voulu passer un message dans mes combats et j’espère que c’est ce que les gens vont retenir. La boxe est un monde de requins. C’est plate, ce ne sont pas tout le temps les bons gars qui gagnent», a-t-il déploré.

«J’ai fait ce que j’avais à faire. Yvon Michel ne m’a jamais donné de cadeau, jamais, jamais, jamais! Encore aujourd’hui, est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut dire que ce gars-là avait l’air d’une zoune?»

Pas même le combat promis en Côte d’Ivoire, au pays de ses origines, pourrait le faire changer d’idée. «En tout cas, pas pour l’instant...», a laissé tomber Martel-Bahoéli.

Un animal

Après deux rounds où les deux poids lourds se sont davantage étudiés que frappés, la guerre ouverte a été déclarée dès le troisième assault. Au quatrième, Martel-Bahoéli a véritablement découvert la force de frappe de la montagne devant lui.

Braidwood a pour sa part été coupé à l’œil gauche sur une attaque de son rival, après quoi il a été longuement examiné par un officiel, qui a permis la suite du combat.

«Je ne sais pas comment j’ai été coupé. Ça change quoi? J’ai deux yeux et j’en avais besoin d’un seul. On a donné tout un spectacle!», s’est réjoui le nouveau champion.

Martel-Bahoéli n’avait pour sa part que de bons mots pour celui qui l’a expédié au tapis pour un compte de huit, puis pour de bon, au cinquième round.

«C’est un animal! Je mets au défi tous les boxeurs au Canada d’affronter ce gars-là», a-t-il conclu.

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