Sebastien Bouchard, Entrainement public, Place Fleur de Lys, Quebec, 19 fevrier 2017. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Boxe

Sébastien Bouchard en mode zen

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Il fut un temps où il abordait la pesée et les heures précédant le combat, les poings crispés et la bave au menton! Place à la cuvée 2017 de Sébastien Bouchard.

N’allez pas croire que le boxeur de Baie-Saint-Paul n’a pas la rage au cœur à quelques heures de sauter dans l’arène face au Mexicain Gustavo Garibay.

Mais après avoir respecté le poids (149,6 lb), tout comme l’a fait son adversaire (150 lb), Bouchard affichait son air le plus détendu. Même le fameux face-à-face teinté de testostérone à la veille du combat n’a pas troublé son humeur.

«J’aurai peut-être des papillons à la première main droite demain [vendredi soir], mais en attendant, il n’y a rien. À mes premiers combats professionnels, je me sentais nerveux. J’arrivais pour le face-à-face les yeux sortis de la tête, tout affamé.

«Parfois, c’est comme si je voulais trop. Aujourd’hui, au contraire, j’arrive zen, bien relaxe. Ça ne va rien changer si je stresse. Sinon, la panique te prend vite et ça n’a aucune incidence sur le combat», a-t-il fait valoir.

Pesée sympathique

Si la pesée demeure toujours une épreuve, Bouchard l’a cette fois vécue sans irritant majeur. Surtout que son entraîneur François Duguay l’a appuyé dans les dernières heures en pratiquant lui aussi le jeûne!

«Je fais toujours ça avec mes boxeurs qui ont besoin de faire le poids. J’attendais après Ti-Boutch pour manger. Je fais ça sympathiquement!» a lancé le pince-sans-rire.

«Moi, je pense qu’il y va au feeling. S’il n’a pas le goût de manger, il nous dit qu’il fait ça pour nous autres, mais s’il a faim, il va manger et il ne nous le dira pas!» a répliqué son poulain.