Boxe

Combattre le Parkinson, un coup à la fois

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Combattre le Parkinson un coup à la fois, c'est ce que Michel Richard fait depuis près de deux mois.

«Les tremblements ont commencé il y a environ quatre ans, mais c'est seulement en août dernier que j'ai reçu le diagnostic, explique-t-il.

«J'ai l'impression de perdre le contrôle de mon corps et c'est ça qui est difficile, mais maintenant que je connais un peu plus la maladie et ce que je peux faire pour m'aider, je trouve ça moins inquiétant..»

Lorsqu'il a appris qu'il souffrait de Parkinson, M. Richard s'est mis à la recherche d'un moyen pour diminuer ses symptômes.

Parkinson Québec lui a alors proposé de s'inscrire au programme de boxe offert par le Centre Cummings, un organisme de soutien pour les aînés de 50 ans et plus.

Quelques mois à peine plus tard, il note déjà une différence.

«C'est seulement ma sixième session, mais déjà quand je marche, je trouve que c'est un peu plus fluide, poursuit-il.

«Je trouve que c'est non seulement bon pour le corps, mais pour l'esprit parce que ça demande beaucoup de concentration. Ça a l'air simple la boxe, mais c'est beaucoup plus compliqué que cela ne paraît.»

Des effets bénéfiques

Faire de la boxe aurait des effets bénéfiques sur la condition physique et psychologique des gens qui sont aux prises avec cette maladie neurologique.

Ces cours permettraient entre autre d'améliorer la coordination des mouvements et des fonctions cognitives, comme l'explique Anne Archambault, directrice des programmes du Centre Cummings. 

«On sait que le Parkinson est une diminution de la dopamine au niveau du cerveau, qui est l'un des neurotransmetteurs. Puisque la boxe est un exercice qui est très vigoureux, cela va stimuler la dopamine.» 

La boxeuse Kim Clavel est de celles qui entraînent le groupe chaque semaine. Elle se dit inspirée par la détermination et la résilience dont chacun fait preuve. 

«Chacun son combat. Eux ils livrent la bataille contre le Parkinson et je pense que la façon d'améliorer leur condition est de ne pas rester assis à la maison. Je trouve ça génial de les voir aussi motivés.» 

Puisqu'il s'agit d'une maladie dégénérative, il n'y a pas de recette miracle pour contrer complètement le Parkinson. Toutefois Mme. Archambault précise qu'il s'agit d'un bon moyen pour ralentir les effets de celle-ci.

«Ce n'est pas curatif, mais le fait d'être engagé et de stimuler de la dopamine a pour effet de ralentir la détérioration.» 

Même s'il sait qu'il ne pourra jamais envoyer son adversaire au tapis, Michel Richard n'a pas l'intention d'arrêter de se battre pour autant. 

Il continuera de contrer le Parkinson, un coup à la fois.

«De le prendre en main rapidement, cela peut juste mettre les chances de mon côté. Je préfère voir ça positivement!»

Voyez le reportage de Jannie Potvin dans la vidéo ci-dessus.