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Bute-Alvarez : une guerre de tranchées

Bute-Alvarez : une guerre de tranchées

Bernard Barré

Publié 21 février
Mis à jour 21 février

Loin de moi l’idée de m’immiscer en entraîneur dans un clan ou dans l’autre, mais à mon avis, Marc Ramsay et Howard Grant auront choisi d’y aller avec un plan de match logique ou sinon, un plan de match innovateur.

Ramsay, qui rappelons-le a déjà vaincu Bute en 2014 avec Jean Pascal, et les frères Grant font partis de la crème de la crème des entraîneurs au Québec, au Canada, et même sur la scène mondiale. Les nuits doivent être courtes pour ces experts, compte tenu de l’enjeu majeur de ce combat qui mènera le gagnant à un affrontement en championnat du monde contre Adonis «Superman» Stevenson.

Une chose est certaine, Alvarez sera assurément avantagé par le poids sur le ring. Vendredi soir, il devra provoquer et prolonger les corps à corps, s’il veut profiter de cet avantage sur Bute. Le Colombien devra également bien installer son pied avant à l’extérieur, pour s’assurer d’un impact significatif sur ses coups de puissance. En défensive, il devra bloquer les coups de l’ex-champion du monde, ce qui le mettra en sécurité. Parce qu’il est certain que la rapidité sera du côté de Bute. On oublie les esquives et les déviations.

Du côté de Bute, le chouchou des amateurs (on l’a encore vu à l’entraînement public cette fin de semaine), la finesse et surtout la mobilité, pourraient le positionner à l’abri des 190 livres minimum que pèsera Alvarez ce soir-là. L’utilisation fréquente de combinaisons offensives, pourraient aussi indisposer Alvarez, qui sera occupé à se défendre, négligera peut-être son attaque. Une chose est certaine toutefois, Lucian Bute devra protéger son menton avec ses épaules, parce que ça frappe dur chez les mi-lourds!

Je vous ai exposé les stratégies logiques. Pour l’innovation et la surprise, je laisse ça aux deux équipes d’entraîneurs qui nous sortiront peut-être un lapin du chapeau.

Et attention : il est interdit de gager votre maison sur l’issu de ce combat plus qu’incertain! Je ne veux pas vous perdre comme lecteur (crise cardiaque).

J’ai tellement hâte à vendredi!

(Un texte de Bernard Barré)