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La WBU en quête de légitimité

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Dans un passé pas si lointain, elle couronnait des champions prestigieux comme George Foreman, Thomas Hearns et Micky Ward. Depuis, la World Boxing Union (WBU) a glissé vers un état de dormance duquel elle tente actuellement de s’extirper.

Le poids lourd Éric Martel-Bahoeli ne demande pas mieux que l’opportunité de participer à la relance de l’organisation méconnue.

«Même si ce n’est pas un titre majeur, je pourrai peut-être dire un jour que j’ai été champion du monde. Je n’ai jamais eu un chemin facile, mais je n’ai jamais lâché et c’était la plus belle opportunité pour moi», a confié lundi le boxeur de Québec, qui affrontera Adam Braidwood pour le titre mondial des lourds, vendredi, au Centre Vidéotron.

Mais justement, mis à part le fait que la WBU ne fait pas partie des hautes sphères de la boxe sur la scène internationale, que sait-on de cette obscure organisation?

Une période faste

Fondée en 1995 au Royaume-Uni par Jon W. Robinson, la WBU a connu sa période la plus prolifique de 1996 jusqu’au milieu des années 2000.

Même si l’organisation n’a jamais bénéficié de la même reconnaissance que les quatre groupes majeurs de la boxe, ses combats les plus importants étaient télévisés et les bourses accordées aux champions s’avéraient alléchantes.

Toutefois, quand son fondateur est décédé en 2004, la WBU est pratiquement morte avec lui.

En 2010, un volet allemand de la WBU a vu le jour, mais sans succès. La version actuelle de l’association a été lancée en 2011 par un promoteur d’Atlanta, Don Lewis.

«Il y a beaucoup de malhonnêteté et de corruption dans le monde de la boxe et la WBU offre une façon de faire honnête au sein d’une organisation solide, qui gravit vite les échelons», a mentionné au «Journal de Québec» le représentant de l’organisation au niveau canadien, Don Collette.

Là pour rester?

Divers intervenants du monde pugilistique comparent l’état actuel de l’organisation aux débuts modestes de la WBO.

«Avec le temps, la crédibilité reviendra. On y travaille et l’ascension semble se faire rapidement. Les boxeurs de talent sont là et il faut leur donner des opportunités. Un gars comme Éric a été champion canadien et on tenait à ce qu’il obtienne une chance pour un titre», a expliqué Don Collette.

Reste à voir si la WBU est là pour rester ou si elle filera dans le paysage.

«Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de prestige, mais l’organisation cherche à revivre et ça procure une belle valeur ajoutée au combat d’Éric», a pour sa part fait valoir Bernard Barré, vice-président, opérations et recrutement chez GYM.