Boxe

Il était temps que ça arrive

Agence QMI / Raphaël Bergeron-Gosselin

Publié | Mis à jour

Marie-Ève Dicaire écrira l’histoire de la boxe féminine jeudi et c’est tout à son honneur, même si son accomplissement est encore loin de ceux réalisés par des combattantes d’arts martiaux mixtes comme Ronda Rousey et Holly Holm.

La Québécoise deviendra jeudi la première femme à se battre en finale d’un gala présenté par le Groupe Yvon Michel (GYM).

Si la boxe et les arts martiaux mixtes (AMM) sont souvent comparés, il faut sans aucun doute donner l’avantage aux AMM en ce qui concerne la place laissée aux combattantes.

Dans le ring, certaines femmes ont réalisé des exploits historiques, mais la place qui leur est réservée est plutôt limitée. De son côté, l’octogone a été le lieu de plusieurs moments historiques entre des combattantes reconnues mondialement.

«La machine de marketing mondiale n’a pas marché fort à ce niveau-là de notre côté, a mentionné Bernard Barré, le vice-président, opérations et recrutement de GYM. Il faut lever notre chapeau aux AMM à ce chapitre. C’est une question de vedette! Ça prend des femmes qui vont se lever et faire vendre.»

L’aide des Olympiques

En 1904, la boxe féminine était en démonstration aux Jeux olympiques de St. Louis. Il a fallu attendre jusqu’en 2012, soit 108 ans plus tard, pour qu’elle soit présentée officiellement à Londres.

«Ce qui va nous aider, c’est la notoriété qui vient avec les Olympiques. Lorsque ton sport est présenté aux Jeux, ça fait sérieux», a expliqué avec conviction M. Barré.

L’exploit de Dicaire demeure tout de même un accomplissement qui mérite d’être souligné, car elle a mis tous les efforts nécessaires pour y arriver.

«Lorsqu’elle s’est jointe à nous, on voulait voir ce qu’elle pouvait faire. On savait qu’elle avait du talent. À son dernier combat contre Paty Ramirez, elle nous a impressionnés et ç'a rassuré tout le monde. On sait qu’elle donne de bons spectacles et c’est avec elle qu’on voulait marquer l’histoire.»