Boxe

Bouchard : la vie hors du ring

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Les boxeurs n'ont pas tous la même réalité.

Si certains peuvent vivre aisément de leur sport, d'autres doivent concilier boxe et travail pour vivre convenablement.

C'est le cas de Sébastien Bouchard, 29 ans, de Baie St-Paul, qui va livrer un combat chez les mi-moyens contre le Mexicain Gustavo Garibay le 24 février prochain, au Centre Vidéotron.

Bouchard a amorcé sa carrière de boxe professionnelle en 2011, mais il travaille aussi au port de Québec afin de subvenir à ses besoins, lui qui touchera à une petite bourse de 8000 dollars à ce prochain combat.

«Nous déchargeons les bateaux, les camions, de ce côté du port, puis de l’autre nous déchargeons aussi les camions...C’est pas mal ici que je passe une partie de ma vie.»

Il reconnaît que ce n’est pas toujours facile car à l'heure actuelle, il doit s'entraîner pratiquement tous les jours en gymnase à 5h30, puis aller au travail pour 7h30 et terminer sa journée en retournant au gymnase à 17h.

«Inévitablement, il y a des moments de découragements comme il est survenu pour moi la semaine dernière,» s’est rappelé Bouchard lors d’une entrevue avec notre journaliste Stéphane Turcot.

Voyez son reportage dans la vidéo ci-dessus.

«Il faut que j’en fasse assez dans les deux pour ne pas perdre les deux. C’est la réalité de plusieurs boxeurs dans ma situation.»

Le pugiliste québécois peut toujours compter sur ses entraîneurs et son équipe lors de ces moments plus difficiles.

«Ils me voient arriver le matin ou le soir et ils peuvent le voir sur mon visage, quand j’ai quasiment le goût de pleurer et je rage, mais ils me rappellent les derniers combats et me disent de respirer et de me reposer.»

Bouchard espère un jour vivre de la boxe et vise d'ailleurs un titre nord-américain en 2017, sinon son travail au port de Québec demeure une belle option.