Boxe

Dicaire doit laisser faire le «show»

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À trop vouloir épater la galerie, la boxeuse Marie-Ève Dicaire n’a peut-être pas connu le début de carrière souhaité, même si elle demeure invaincue.

«J’ai appris à mes dépens que de chercher le knock-out ou de chercher le côté spectacle, ça ne donne pas nécessairement les meilleurs combats», a-t-elle reconnu, lundi, lors d’une conférence de presse tenue en marge du gala de ce jeudi au Casino de Montréal.

Cette fois, Dicaire (6-0-0, 0 K.-O.) fera les frais de la grande finale contre l’Américaine Lisa Noel Garland (15-6-0, 8 K.-O.). Évidemment, le piège d’en mettre plein la vue demeure présent pour celle qui a une personnalité extravertie.

«J’ai une tête de cochon un petit peu, a avoué Dicaire. Quand je décide que je veux un knock-out ou que je veux donner un show, je garde cette idée. Mais là, j’ai vraiment grandi dans ce processus.»

Si elle a mangé quelques coups qu’elle aurait pu éviter lors de ses quatre premiers combats, Dicaire a véritablement appris la leçon face à la Mexicaine Karla Zamora, en octobre dernier. La Québécoise l’avait alors emporté par décision unanime des juges, mais ce fut beaucoup plus compliqué que prévu.

«Je m’étais vidée à essayer de frapper dedans», a-t-elle convenu.

Un déclic

Selon la boxeuse, un déclic s’est fait à sa plus récente sortie, en décembre, lors de sa victoire contre Paty Ramirez.

«Je me suis dit que j’allais boxer à la hauteur de mon talent, mettre de côté l’aspect spectaculaire et, automatiquement, que ça allait donner un bon show», a noté Dicaire.

«À son dernier combat, elle a écouté environ 80% de la stratégie, ce qui est bien, mais elle est encore capable de mieux que ça, vient nuancer son entraîneur Stéphane Harnois.

«Marie-Ève, c’est une fille de volume et elle n’a pas montré ça dans ses premiers combats professionnels. Elle doit lancer des combinaisons, c’est ce qui fait d’elle une boxeuse dangereuse. Marie-Ève n’est pas une fille qui a le coup de poing pour faire mal, mais c’est le deuxième, troisième, quatrième qui va passer qui va faire des dommages.»

Difficile de ne pas sourire

Sur l’affiche de ce gala de jeudi, Dicaire a été placée en évidence pour cette première finale féminine dans l’histoire du Groupe Yvon Michel.

Pour illustrer la personnalité de sa protégée, le promoteur a d’ailleurs raconté une petite anecdote survenue lors de la prise des photos promotionnelles en 2016.

«On lui demandait de nous regarder sans sourire et c’était pratiquement impossible pour elle», a indiqué Yvon Michel.

Salle comble

Parmi les combats de la sous-carte, celui opposant Patrice Volny (4-0-0, 3 K.-O.) à Louisbert Altidor (5-0-0, 1 K.-O.) risque d’être le plus chaudement disputé. Les deux boxeurs oeuvrant chez les super-moyens auront six rounds pour en découdre.

Christian M’Billi fera pour sa part ses débuts professionnels en affrontant le Mexicain Adrian Arenas (2-4-0, 0 K.-O.). Il faut noter que les 605 billets disponibles pour le gala de jeudi ont déjà tous été vendus.